Dijon: les forces de l'ordre interviennent contre une manifestation de Turcs

C.Bo.
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Police (illustration)  - AFP
Police (illustration) - AFP

Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène, jeudi soir, contre une "grosse soixantaine" de membres de la communauté turque manifestant à Dijon, a indiqué la préfecture, au lendemain d'une démonstration de force similaire près de Lyon.

"Il s'agit d'une manifestation, rien de plus", a précisé la préfecture, après la diffusion de vidéos sur Twitter montrant des dizaines de manifestants brandissant des drapeaux turcs et criant "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand", en arabe) dans le centre de Dijon.

Les manifestants sont filmés brandissant le poing en défilant avant d'être repoussés par des tirs de gaz lacrymogène vers la gare.

"Nous sommes en train d'exploiter ces vidéos, pour pouvoir faire des interpellations s'il le faut. La liberté de manifestation est encadrée par le Conseil d'Etat. Même en temps de Covid, on peut manifester. Mais on n'a pas le droit de brandir des slogans contre la République. Des dispositions seront prises et ça ne continuera pas", a indiqué Gérald Darmanin, ce vendredi, sur RTL.

Une manifestation à Lyon

Mercredi soir, les forces de l'ordre étaient déjà intervenues pour empêcher "plusieurs dizaines" de membres de la communauté turque d'en "découdre" avec des Arméniens à Décines-Charpieu, ville de la banlieue lyonnaise qui abrite le mémorial du génocide arménien, avait indiqué la préfecture du Rhône.

Cette manifestation était intervenue après une tentative de blocage, mercredi matin, du péage de Vienne (Isère), au sud de Lyon, par des militants pro-Arménie qui avait dégénéré, faisant quatre blessés, dont l'un frappé à coup de marteau.

Si la préfecture de l'Isère avait simplement évoqué des "échauffourées" avec des automobilistes, la presse locale a mis en cause la communauté turque dans ces affrontements.

Dijon avait été secouée mi-juin par une démonstration de force de centaines de membres de la communauté tchétchène qui avaient défilé en pleine ville plusieurs nuits durant pour se venger de l'agression d'un des leurs qu'ils disaient être le fait de membres de la communauté maghrébine. Les images de personnes brandissant des armes, factices ou non, et de violences urbaines avaient été largement diffusées, en France et à l'étranger.

Article original publié sur BFMTV.com