Deux-Sèvres: un des trois loups échappés retrouvé tué sur la route

S.B.-E.
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Un des trois loups échappés vendredi d'un refuge des Deux-Sèvres a été retrouvé mort mardi soir. (Photo d'illustration) - RAYMOND ROIG / AFP
Un des trois loups échappés vendredi d'un refuge des Deux-Sèvres a été retrouvé mort mardi soir. (Photo d'illustration) - RAYMOND ROIG / AFP

Un des trois loups échappés vendredi d'un refuge des Deux-Sèvres a été retrouvé mort mardi soir, sans doute tué par un véhicule, a indiqué mercredi la préfecture, qui considère comme "fort probable" que l'animal soit l'auteur d'une attaque de brebis ce week-end.

Le canidé a été retrouvé mort, visiblement percuté par un automobiliste qui ne s'est pas manifesté depuis, à un carrefour routier sur la commune de Saint-Georges-des-Bois, en Charente-Maritime, limitrophe du département des Deux-Sèvres, a indiqué à la presse le directeur de cabinet du préfet des Deux-Sèvres Jean-Luc Tarrega.

L'animal "était équipé d'une puce d'identification (...) qui correspond à un individu qui était au 'Sanctuaire des loups', un des trois échappés", a-t-il indiqué. Trois jeunes mâles de 2 à 3 ans s'étaient échappés vendredi de ce refuge situé à Frontenay-Rohan-Rohan à 25 km de là.

Le loup mort serait l'assaillant des brebis tuées

En marge des recherches des trois fugitifs, le doute planait depuis lundi sur l'animal ou les animaux auteurs de l'attaque d'un élevage de brebis à Saint-Saturnin-du-Bois (Charente-Maritime), à 20 km de Frontenay: huit brebis étaient mortes, deux avaient été blessées et six disparues. S'agissait-il d'un des fugitifs du refuge? D'un autre individu évoluant dans le secteur, étant donné que des loups ont été signalés récemment, fin 2019 puis début 2020 en Charente-Maritime et Charente, pour la première fois dans ces départements depuis l'éradication du loup en France dans les années 30? La gérante du 'Sanctuaire des loups' assurait que ses trois jeunes fugitifs, dépendants du refuge pour se nourrir et "qui ne chassent pas", ne pouvaient être responsables de l'attaque. La préfecture convenait elle aussi mardi qu'il n'y avait "pas de lien établi" à ce stade.

Mais mercredi elle a estimé la "probabilité relativement forte" que l'animal accidenté soit bien l'assaillant des brebis. "Des éléments ont été relevés et doivent être confrontés de manière scientifique (...) des investigations et expertises se poursuivent pour savoir s'il est effectivement et de manière certaine l'auteur".

En attendant, les recherches se poursuivent au moyen de pièges photos, pièges-lacets, de drones aussi, principalement dans un rayon d'une quinzaine de kilomètres autour du refuge. Car même si un loup peut parcourir 40 km par jour, les fugitifs tendent à se rapprocher "la nuit à l'appel du chef de la meute", qui est toujours au refuge, selon Jean-Luc Tarrega.

Article original publié sur BFMTV.com