Deux opérations de "mise à l'abri" d'environ 170 migrants à Calais

Cy.C
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Image d'illustration - Philippe Huguen - AFP
Image d'illustration - Philippe Huguen - AFP

Les autorités ont expulsé ce vendredi matin environ 70 migrants d'un squat près d'un fort à Calais et proposé à une centaine d'autres vivant près de l'hôpital d'être "mis à l'abri" dans le cadre du confinement, selon la préfecture du Pas-de-Calais.

Autour du Fort Nieulay, les forces de l'ordre ont évacué dans le calme des migrants de nationalité soudanaise qui vivaient dans des tentes sur des champs communaux.

"A l'issue de cette première opération, 70 exilés ont été pris en charge par les services préfectoraux à bord d'autocars pour être emmenés dans des centres d'accueil", a rapporté le sous-préfet de Calais, Michel Tournaire.

Aucune association présente

Une quarantaine de véhicules de police étaient sur place, bloquant le secteur situé entre une zone commerciale et un quartier de Calais. Aucun membre des associations n'a pu assister à cette expulsion.

"Les équipes sont verbalisées systématiquement et empêchées d'observer depuis le début du confinement", s'alarme dans un communiqué Human Rights Observers (HRO), collectif inter-associatif à Calais et Dunkerque "d'observation, de récolte de données et d'analyse de l'état des droits humains des personnes exilé-e-s".

"Ainsi ces violences et ce harcèlement resteront invisibles", dénonce-t-elle, recensant "arrestations arbitraires, mises à l'abri forcées, saisies et destructions de biens personnels, et le harcèlement que représentent les expulsions pour ces personnes".

Une troisième opération demandée

Une seconde opération a eu lieu près du centre hospitalier, où les services de la préfecture ont proposé aux migrants, majoritairement iraniens, une "mise à l'abri" sur la base du "volontariat" dans le cadre du confinement imposé pour lutter contre l'épidémie de Covid-19.

Selon les chiffres de la préfecture, 101 personnes ont alors été "mises à l'abri" et deux mineurs "pris en charge" par l'association France terre d'asile.

La mairie de Calais (LR) devait également demander vendredi au tribunal administratif de Lille d'autoriser les forces de l'ordre à expulser entre 80 et 90 migrants squattant près du centre sportif et culturel Calypso, selon l'avocate des associations Eve Thieffry.

Article original publié sur BFMTV.com