Deux complices de Ghosn renoncent à faire appel

Ayant déjà passé dix mois en détention provisoire aux États-Unis avant d'être extradé au Japon en mars de cette année, Michael Taylor (premier plan) a renoncé, comme son fils, à faire appel de sa condamnation. Ici lors du passage à l'aéroport d'Istanbul au cours de la fuite, le Libanais George-Antoine Zayek (second plan) est toujours recherché.
Ayant déjà passé dix mois en détention provisoire aux États-Unis avant d'être extradé au Japon en mars de cette année, Michael Taylor (premier plan) a renoncé, comme son fils, à faire appel de sa condamnation. Ici lors du passage à l'aéroport d'Istanbul au cours de la fuite, le Libanais George-Antoine Zayek (second plan) est toujours recherché.

Les peines de prison contre deux Américains ayant aidé Carlos Ghosn à fuir le Japon fin 2019 ont été confirmées, a appris jeudi l?AFP du tribunal de Tokyo, les condamnés ayant renoncé à leur droit de faire appel. Il y a dix jours, Michael Taylor, 60 ans, ancien membre des forces spéciales américaines, avait été condamné à vingt-quatre mois de prison et son fils Peter Taylor, 28 ans, à vingt mois de réclusion.

Les deux hommes avaient admis avoir aidé l?ancien grand patron de Renault et Nissan Carlos Ghosn à quitter le Japon fin décembre 2019, caché dans un gros caisson de matériel audio pour échapper aux contrôles à l?aéroport. M. Ghosn était à l?époque en liberté sous caution à Tokyo, avec l?interdiction de quitter le Japon dans l?attente d?un procès pour malversations financières présumées quand il était à la tête de Nissan.

« Les condamnations ont été confirmées » mercredi, a déclaré à l?AFP une porte-parole du tribunal de Tokyo au sujet du procès des Taylor.

Un complice toujours recherché

Les deux Américains, tout comme le parquet, ont renoncé à leur droit de faire appel dans les 14 jours suivant le verdict du 19 juillet, a rapporté de son côté l?agence de presse japonaise Kyodo. Durant leur procès qui s?était ouvert mi-juin, Michael et Peter Taylor s?étaient excusés en disant regretter leurs actes.

Leurs avocats avaient plaidé pour des peines avec sursis en arguant notamment que Carlos Ghosn était le principal instigateur de toute l?opération, et que leurs [...] Lire la suite