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Deux banques britanniques utilisées par l’Iran pour contourner les sanctions

L’Iran a utilisé deux des plus grandes banques du Royaume-Uni pour transférer secrètement de l’argent à travers le monde dans le cadre d’un vaste plan, soutenu par les services de renseignements iraniens, pour échapper aux sanctions occidentales, a révélé le 5 février le quotidien britannique Financial Times.

“Lloyds et Santander UK ont fourni des comptes à des sociétés écrans britanniques détenues secrètement par une société pétrochimique iranienne sanctionnée et basée près de Buckingham Palace”, indique le journal économique, qui affirme avoir consulté les documents.

La compagnie pétrochimique, PCC, contrôlée par l’État, faisait partie d’“un réseau que les États-Unis accusent d’avoir collecté des centaines de millions de dollars pour la Force Al-Quds”, chargée des opérations extérieures au sein du corps des Gardiens de la révolution [l’armée idéologique du régime iranien] et de travailler avec les “services de renseignements russes pour collecter des fonds au profit des milices” pro-Téhéran dans la région.

PCC et sa filiale britannique PCC UK sont toutes deux sous le coup de sanctions américaines depuis novembre 2018, indique le Financial Times.

Mais malgré les sanctions, “des documents, des courriels et des registres comptables montrent que, durant toute cette période, la division britannique de PCC a continué à opérer [depuis un bureau à Londres] […] en utilisant un réseau complexe d’entités écrans au Royaume-Uni et dans d’autres pays”.

Fortes tensions avec Téhéran

Ces révélations surviennent dans un contexte de montée des tensions entre les États-Unis, et avec eux le Royaume-Uni, et l’Iran et ses supplétifs au Moyen-Orient.

Washington et Londres ont mené plusieurs frappes au cours des deux dernières semaines contre les houthistes, groupe rebelle soutenu par l’Iran, qui poursuivent leurs attaques en mer Rouge contre des navires commerciaux, y compris britanniques, et perturbent le trafic maritime international.

Les sanctions américaines contre l’Iran ont été renforcées depuis le retrait unilatéral, en 2018, des États-Unis de l’accord historique sur le nucléaire iranien conclu en 2015 entre les puissances internationales et Téhéran.

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