Des journalistes en Corée du Nord pour la fermeture de Punggye-ri

Will Ripley de la CNN arrive à l'aéroport de Beijing pour prendre l'avion pour la Corée du Nord. Une vingtaine de journalistes appartenant à des organes de presse chinois et occidentaux sont arrivés mardi en Corée du Nord pour assister à la fermeture du site d'essais nucléaires de Punggye-ri, signe que le démantèlement devrait bien avoir lieu malgré l'incertitude entourant la tenue du sommet du 12 juin entre Kim Jong-un et Donald Trump. /Photo prise le 22 mai 2018/REUTERS/Thomas Peter

PEKIN (Reuters) - Une vingtaine de journalistes appartenant à des organes de presse chinois et occidentaux sont arrivés mardi en Corée du Nord pour assister à la fermeture du site d'essais nucléaires de Punggye-ri, signe que le démantèlement devrait bien avoir lieu malgré l'incertitude entourant la tenue du sommet du 12 juin entre Kim Jong-un et Donald Trump.

Les autorités de Pyongyang ont annoncé il y a dix jours qu'elles fermeraient le site d'essais entre les 23 et 25 mai, en fonction des conditions météorologiques. Aucun expert technique n'y assistera.

Des journalistes d'Associated Press, CNN, CBS, Russia Today et de médias chinois ont embarqué à l'aéroport international de Pékin pour la Corée du Nord à bord d'un avion de la compagnie nord-coréenne Air Koryo.

Selon la chaîne publique chinoise CCTV, le groupe de reporters est arrivé à l'aéroport de Wonsan, sur la côte orientale de la Corée du Nord.

De nombreux organes de presse, dont Reuters, ont demandé à assister au démantèlement du site sans obtenir d'invitations.

La Corée du Sud a regretté que ses médias n'aient pas été conviés.

La République populaire démocratique de Corée entend procéder en faisant effondrer à l'explosif les tunnels qui ont servi à tester des bombes atomiques.

La fermeture de Punggye-ri, où la Corée du Nord a procédé à ses six essais nucléaires depuis 2006, avait été annoncée par le dirigeant Kim Jong-un lors du sommet intercoréen du 27 avril.



(Martin Quin Pollard; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)