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Le dernier recours de Julian Assange contre son extradition aux États-Unis est examiné, que risque-t-il ?

La santé mentale précaire du fondateur de WikiLeaks fait craindre le pire à ses proches et ses soutiens.

INTERNATIONAL - Après 7 ans d’auto-exil et 5 ans de prison, Julian Assange va-t-il finalement être extradé aux États-Unis ? C’est ce que la justice britannique va décider entre le 20 et le 21 février. Le HuffPost vous résume ce qu’il faut savoir sur l’extradition du fondateur de WikiLeaks, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessous.

Déjà, qui est-ce ? Julian Assange est Australien, il a 52 ans, et il a fondé la plateforme WikiLeaks en 2006. À partir de 2010, il y a publié plus de 700.000 documents confidentiels sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan. C’est le début des ennuis : les États-Unis le poursuivent en justice, notamment pour espionnage.

Mais alors, pourquoi est-il en Angleterre, et pas aux États-Unis ? En 2012, Assange s’est réfugié à l’ambassade d’Équateur à Londres, où il est considéré comme réfugié politique. Ça a marché jusqu’en 2019, lorsque le gouvernement équatorien lui a retiré son statut de réfugié politique. Il est depuis détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans l’est de Londres.

Un risque de suicide en cas d’échec

En juin 2022, la justice britannique avait déjà donné son feu vert à l’extradition de Julian Assange, après que les États-Unis ont fourni des assurances qu’il ne serait pas incarcéré à la prison de très haute sécurité ADX de Florence (Colorado), surnommée l’« Alcatraz des Rocheuses ». Et en 2023, la Haute Cour de justice de Londres avait par ailleurs refusé à Assange l’autorisation de faire appel : c’est cette décision qui est examinée les 20 et 21 février.

Si Julian Assange obtient gain de cause, son appel sera examiné sur le fond. En cas d’échec, il aura épuisé toutes les voies de recours au Royaume-Uni. Mais tout n’est pas fini : ses soutiens ont indiqué qu’il compte saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Néanmoins, son équipe juridique redoute qu’il soit transféré aux États-Unis avant que la CEDH ne puisse l’empêcher. Si Julian Assange se retrouve aux États-Unis, il risque jusqu’à 175 ans de prison.

AP News explique cependant qu’en réalité, la peine sera probablement beaucoup plus basse… Ce qui n’empêche pas son épouse de s’inquiéter pour autant. « Sa vie est en danger chaque jour où il reste en prison et s’il est extradé, il mourra », a déclaré Stella Assange lors d’une conférence de presse à Londres. Début février, la Rapporteure spéciale de l’ONU sur la torture, l’experte indépendante Alice Jill Edwards, a également demandé au gouvernement britannique de « suspendre l’extradition imminente de Julian Assange », en raison d’un « risque de suicide ».

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