Départementales : arrivés en tête au premier tour, ils oublient de s'inscrire pour le second et sont éliminés

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Arrivés en tête au premier tour, ils ne pourront défendre leurs chances au second (Photo : LOIC VENANCE/AFP via Getty Images)

Suite à un imbroglio informatique, le binôme arrivé en tête au premier tour des élections départementales dans le canton de Ribemont (Aisne) ne pourra pas se présenter au second tour dimanche prochain.

Plusieurs semaines de campagne ruinées... par un mail tombé par erreur dans les spams. Au terme du premier tour des élections départementales dans le canton de Ribemont (Aisne), le binôme composé de Florence Trévisan et de Vincent Cool, arrivé en tête avec 37,25% des suffrages, avait de quoi être satisfait.

Cependant, les deux candidats ne seront pas en mesure de s'aligner au second tour, faute d'avoir pu s'inscrire à temps auprès de la préfecture ! Les colistiers dénoncent un dysfonctionnement informatique, qui aurait empêché les informations d'arriver en temps voulu.

Un seul mail pour quatre colistiers

"Un mail destiné uniquement à Vincent Cool, mon colistier, a été envoyé le 17 par la préfecture, avec un lien pour prendre rendez-vous, détaille Florence Trévisan, citée par L'Aisne Nouvelle. Mais, ce mail s’est retrouvé dans les spams ou courriers indésirables. Je ne comprends pas."

"Nous recevons des tas de courriers électroniques de la préfecture et, pour cette affaire importante, on a fait le minimum, poursuit la candidate. Nous sommes quatre colistiers, deux titulaires et deux suppléants. L’État a voulu que l’on soit une équipe de quatre, on devrait donc recevoir les mêmes informations en même temps."

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"Dans mon esprit, cela avait été pris en compte directement"

"Au lieu de ça, j’ai reçu un coup de fil des services de la préfecture, lundi 21 juin à 19 heures, pour m’entendre dire : 'On ne comprend pas, vous n’êtes pas venus', raconte Florence Trévisan. Mais, la clôture des inscriptions pour le second tour était à 18 heures. Il était trop tard. On aurait pu appeler un peu avant, s’ils avaient pris le soin de vérifier qu’il y avait un souci, pour nous permettre de nous retourner."

"Dans mon esprit, comme nous étions arrivés en tête au premier tour et que nous n’avions pas d’indication de la préfecture, cela avait été pris en compte directement, puisque nous n’avions pas fait savoir qu’il y avait un désistement ou un report vers une autre équipe", plaide encore la candidate, toujours citée par L'Aisne Nouvelle.

Un recours incertain

Les colistiers ont immédiatement tenté de déposer un recours, mais ils n'ont pour l'heure aucune certitude sur la possibilité que celui-ci aboutisse. "Je voulais rencontrer le préfet, mais il était en réunion, explique Florence Trévisan, dépitée. Nous ne sommes que de petits élus départementaux et on n’a pas le temps de nous entendre. Être élu est une fonction, pas un métier et nous ne connaissons pas tous les rouages." 

"Là, on marche sur la tête ! Devant au premier tour et nous ne serons pas présents au second, se désole la candidate étiquetée divers gauche. Après, on s’étonnera et on se plaindra qu’il y a une chute de l’esprit démocratique..." Leurs électeurs du premier tour risquent en effet d'être déboussolés ce dimanche au moment d'entrer dans le bureau de vote.

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