Darmanin ajuste la riposte, Blanquer planche sur la rentrée

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Au delà de la réponse policière et juridique que le gouvernement déploie depuis vendredi dernier, l'Education nationale se prépare à une rentrée hors normes. Le ministre Jean-Michel Blanquer y travaille avec les organisations syndicales.

«La peur va changer de camp. Les islamistes ne doivent pas dormir tranquilles dans notre pays», a lancé Emmanuel Macron dimanche soir lors d'un long conseil de défense. Des paroles, mais aussi des actes. Dans les heures qui suivent l’attentat, le ministre de l’Intérieur annonce qu’il va accélérer l’expulsion de 231 étrangers fichés pour radicalisation. C’est lui qui donne le ton, demandant l’interdiction du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) et la fermeture de la mosquée de Pantin. La stratégie est de harceler juridiquement organisations et individus. La cible : les vecteurs de propagande, qui, par le biais des réseaux sociaux, construisent le cyber-islamisme. L'école est, bien sûr, au centre des préoccupations.

Interrogé par Paris Match lundi, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer est encore sous le choc. Pour évoquer Samuel Paty, le prof assassiné, il convoque l'image des «hussards noirs» de la IIIe République. «Comme les hussards noirs, Samuel Paty transmettait des savoirs et des valeurs de la République. Il en est l’une des plus belles figures. Ce que nous avons à faire aujourd’hui, c’est recréer l’esprit hussard noir et l’adapter au XXIe siècle», insiste-t-il. Dans le drame de Conflans, le ministre estime que son administration n’a pas failli. La principale du collège des Yvelines a, selon lui, été «impeccable», et la solidarité de l’institution avec le professeur, «complète».

"Il faut avoir une vision de la mission éducative qui ne soit ni noire ni angélique"

«Il faut avoir une vision de la mission éducative qui ne soit ni noire ni angélique», assure Jean-Michel Blanquer, qui peste en privé contre les «auteurs moraux» de l'attentat. Il pointe aussi la responsabilité de ceux qui(...)


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