La dance music, Donna Summer et son oncle Johnny: les hommages de Beyoncé sur son album "Renaissance"

Beyoncé lors de la soirée des Grammy Awards 2021, le 14 mars à Los Angeles - KEVIN WINTER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
Beyoncé lors de la soirée des Grammy Awards 2021, le 14 mars à Los Angeles - KEVIN WINTER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP

Elle avait annoncé la couleur avec Break my soul. Beyoncé, dont l'album act. I, Renaissance, est sorti cette nuit a truffé son disque de références et d'hommages à la dance music des années 90.

Mais la Queen B rend de nombreux autres hommages, à travers sa musique, ses collaborations et ses paroles.

• Le disco et le studio 54

Si la dance music est très présente sur Renaissance, il souffle un grand vent de disco sur l'album. Sur Twitter, nombre de fans saluent d'ailleurs les références au Studio 54, la célèbre discothèque new yorkaise, temple du disco dans les années 1970 et 80. Grace Jones et Donna Summer, toutes deux égéries du lieu, figurent d'ailleurs en bonne place sur l'album. Summer Renaissance, la chanson qui clôt l'album, utilise ainsi un sample de I feel love, hymne disco composé par Giorgio Moroder et Pete Bellotte pour Donna Summer.

Quant à Grace Jones, on peut entendre sa voix dans la chanson Move. Plusieurs chansons, de Cuff It, concocté notamment par Nile Rodgers,

Enfin l'esthétique Studio 54 des différents visuels distillés par Beyoncé, au fil de la promo de l'album, n'a pas échappé aux fans. Ils ont notamment mis en regard une photo de la chanteuse publiée sur les réseaux sociaux, vêtue d'une robe plissée en lamé argent, et une image du mannequin Pat Cleveland en 1977 au Studio 54.

Enfin, la photo de la pochette, représentant Beyoncé sur un cheval, n'est pas sans rappeler une série de photos de Bianca Jagger traversant le dancefloor de la célèbre boîte de nuit, à califourchon sur un destrier blanc.

• La dance, le funk et la techno

Avec Break My Soul, la chanteuse rendait hommage aux artistes et aux communautés noires, queer et populaires qui ont façonné la dance et la house music dans le Chicago des années 1980.

Le funk et la techno sont aussi de la partie, avec des morceaux tels que Plastic off the sofa et Thique. A travers les samples de ses titres, Beyoncé explore le patrimoine musical des années 1980 et 90 et mêle joyeusement les courants musicaux. Du gospel des Clark Sisters (Center of Thy Will, 1981) au hip hop 80's de The Showboys (Drag Rap, 1986) sur Church girl.

Beyoncé émaille ses morceaux de références iconiques. On entend ainsi au détour d'Energy le Ooo La La La de Teena Marie en 1988, popularisé par les Fugees en 1995, ou la rythmique de I'm too sexy de Right Said Fred, en 1991, et l'introduction de Moonraker de Foremost Poets (1998) sur Alien Superstar.

• Son oncle Johnny

Beyoncé a dédié Renaissance à son oncle Johnny, "il a été ma marraine et la première personne à m'exposer à une grande partie de la musique et de la culture qui ont servi d'inspiration à cet album", écrit-elle sur son site. Ce n'est pas la première fois que Beyoncé rend hommage à cet oncle. En mars 2019, déjà, recevant avec Jay-Z un prix pour leur soutien à la communauté LGBTQ+, Beyoncé avait évoqué cet homme qui "vivait sa vérité".

"Il a fait preuve de courage et n'a jamais caché son homosexualité à une époque où ce pays n'était pas aussi tolérant".

Johnny est également présent dans lles paroles de la chanson Heated. "Uncle Johnny made my dress/That cheap spandex, she looks a mess" (Oncle Johnny a fait ma robe/Un truc cheap en spandex/Elle ressemblait à un vrai désastre).

Article original publié sur BFMTV.com

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