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Damien Cassé, visé par une plainte pour viol déposée par Ersilia Soudais, exclu de LFI « à titre conservatoire »

Accusé de viol par sa compagne, la députée Ersilia Soudais, Damien Cassé a été exclu de la France insoumise « à titre conservatoire » (photo d’illustration).
PHILIPPE HUGUEN / AFP Accusé de viol par sa compagne, la députée Ersilia Soudais, Damien Cassé a été exclu de la France insoumise « à titre conservatoire » (photo d’illustration).

POLITIQUE - Mis à pied. Damien Cassé, conseiller municipal à Noisiel (Seine-et-Marne) et également militant LFI, a été exclu du mouvement insoumis « à titre conservatoire » ce mercredi 6 mars, après la plainte pour viol déposée le 2 mars par sa conjointe, la députée LFI Ersilia Soudais.

Pour les victimes de violences sexuelles, la remise en cause de leur parole est toujours une violence

Damien Cassé avait été interpellé mardi après-midi à son domicile par les policiers. Sa garde à vue a été levée mercredi, a indiqué dans un communiqué le parquet de Meaux, en précisant que l’enquête se poursuivait. Son avocat Me Yassine Bouzrou a salué « cette remise en liberté rapide qui démontre un grand respect du principe fondamental de la présomption d’innocence ». Il ajoute qu’au cours de sa garde à vue, Damien Cassé « a fermement contesté les faits objets de la plainte ».

Ersilia Soudais avait saisi mardi la cellule « violences sexuelles et sexistes » de la France insoumise. Le mouvement, après avoir appelé « au respect de l’intimité et de la vie privée d’Ersilia Soudais », tout en lui apportant « son total soutien », a réuni son Comité respect et principe, rapporte Le Parisien. Il a rendu ce mercredi sa décision d’exclure le militant « à titre conservatoire ».

LFI s’indigne de la révélation de la plainte dans la presse

Une enquête préliminaire a été ouverte par le procureur de la République de Meaux, « des chefs de viol par conjoint, harcèlement moral, appels téléphoniques malveillants et violences psychologiques », pour des faits ayant eu lieu dans la nuit du 29 février au 1er mars au domicile du couple à Villeparisis.

« Nous espérons maintenant que toute la lumière sera faite dans l’apaisement et le respect du secret de l’enquête, » a indiqué l’avocate d’Ersilia Soudais.

La France insoumise s’est indignée de la révélation de la plainte dans la presse « sans le consentement de la victime », ce qui reviendrait selon le mouvement à « une deuxième violence ». « Comment les femmes victimes de violences pourront-elles encore avoir confiance pour porter plainte, si cette plainte se retrouve immédiatement devant la France entière », écrit le mouvement dans un communiqué.

La députée insoumise Clémentine Autain, particulièrement engagée sur la question des violences sexistes et sexuelles, a réagi sur X (ex-Twitter) en apportant son soutien à sa collègue parlementaire. Elle a aussi qualifié d’« inadmissible » le fait « que des policiers aient relayé cette information et que des médias la publient sans le consentement de la victime ».

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