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Détenu par Israël, le Palestinien Basem Khandakji en lice pour un prix littéraire prestigieux

Le poète et romancier palestinien Basem Khandakji, détenu dans une prison israélienne depuis 2005 et condamné à la perpétuité, est nommé au Prix international de la fiction arabe 2024, l’une des récompenses littéraires les plus prestigieuses du monde arabe, relate le journal israélien Ha’Aretz. Son roman Un masque couleur de ciel est le premier livre écrit depuis une geôle israélienne en compétition depuis la création de ce prix, en 2007.

Le finaliste de ce prix, surnommé le “Booker Prize arabe”, doit être annoncé fin avril à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis. Publié par la maison d’édition libanaise Dar Al-Adab, son roman, tout comme ses six autres ouvrages, ont été sortis clandestinement de prison, après avoir été réalisés dans de rudes conditions, ses écrits étant souvent confisqués par les geôliers israéliens et lui-même étant régulièrement transféré d’une prison à une autre, selon ses proches.

Une épopée identitaire

Un masque couleur de ciel raconte l’histoire d’un jeune archéologue palestinien du nom de Nour (lumière, en arabe), originaire d’un camp de réfugiés de Ramallah, qui met la main sur la carte d’identité d’un Israélien appelé Orr (lumière, en hébreu). Nour décide de se faire passer pour Orr et rejoint une expédition d’archéologie dans une colonie israélienne en Cisjordanie. Lors d’un périple en Israël qui lui aurait été impossible en tant que Palestinien, il rencontre pour la première fois de sa vie des habitants palestiniens de l’État hébreu, et se débat avec sa propre identité”, résume Ha’Aretz.

Né en 1983 à Naplouse, Basem Khandakji a été condamné par un tribunal israélien à la perpétuité pour avoir participé à la planification d’une attaque kamikaze perpétrée par un adolescent de 16 ans qui a tué trois Israéliens, en 2004, à Tel-Aviv.

Basem Khandakji “aurait été bouleversé par la mort de la jeune Palestinienne Iman Al-Hams, tuée par des soldats israéliens en 2004, un acte reconnu depuis par la justice israélienne comme une violation du droit international. L’adolescente de 14 ans s’était perdue sur le chemin de l’école et avait été abattue de nombreuses balles par les soldats d’un poste militaire alors qu’elle s’enfuyait en courant”, rapporte Ha’Aretz.

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