Publicité

La désolation dans un Rimal en ruines, dans le nord de Gaza

Des décombres et des débris jonchent les rues du quartier de Rimal, à l'ouest de la ville de Gaza, mardi, à la suite des bombardements répétés des forces israéliennes. Parmi les bâtiments très endommagés, ceux du Comité international de la Croix-Rouge, ou encore l'Institut français.

Mohammad Matar, habitant de Rimal, a déclaré que les forces israéliennes se trouvaient dans le quartier "depuis une semaine" et que, pendant cette période, "elles ont tout détruit".

La ville de Gaza a été prise pour cible par les forces israéliennes au début de la guerre de Gaza, qui a éclaté le 7 octobre après que des combattants du Hamas ont pris d'assaut le sud d'Israël, tuant environ 1 200 personnes, pour la plupart des Israéliens, et en enlevant 250 autres. Plus de 100 d'entre eux ont été libérés en novembre lors d'un cessez-le-feu d'une semaine.

L'offensive a provoqué des morts et des destructions massives, tuant au moins 25 490 personnes - en majorité des femmes et des enfants - et en blessant 63 354 autres, selon le ministère de la santé contrôlé par le Hamas à Gaza. Ce décompte ne fait pas de distinction entre les civils et les combattants. Les différentes estimations provenant notamment des agences des Nations Unies estiment que 85 % des 2,3 millions d'habitants de Gaza ont été chassés hors de chez eux par les combats et les bombardements, tandis qu'un quart de la population en proie à la famine.