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Déserts médicaux, freins à l'information... Pourquoi le droit à l'IVG en France n'est "pas toujours garanti"

Quarante-cinq ans après l'adoption de la loi Veil, le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) est toujours fragile. C'est ce que compte rappeler samedi après-midi l'association Osez le féminisme, le temps d'une manifestation place de la République à Paris. C'est aussi ce que constate un rapport parlementaire publié le 16 septembre dernier et rédigé par les députées Cécile Muschotti (LREM) et Marie-Noëlle Battistel (PS). "L'IVG apparaît bien souvent comme simplement 'tolérée' en France mais pas toujours garantie", indique le texte. Il devrait être suivi d'une proposition de loi visant notamment à allonger le délai légal pour interrompre une grossesse.

Une autre proposition de loi, transpartisane, a été déposée par le groupe Ecologie, Démocratie, Solidarité (EDS) et sera examinée en séance publique à l'Assemblée nationale le 8 octobre. Elle ambitionne d'allonger de deux semaines le délai d'accès à l'IVG, en le portant à deux semaines, et de supprimer la clause de conscience spécifique.

Entre 3.000 et 5.000 femmes avorteraient à l'étranger chaque année

En France, les femmes qui le souhaitent peuvent recourir à une IVG médicamenteuse jusqu'à cinq semaines de grossesse (soit sept semaines d'aménorrhée, à partir des dernières règles) à leur domicile ou jusqu'à sept semaines en établissement de santé. Quant aux IVG dites instrumentales, ou chirurgicales, elles sont possibles jusqu'à douze semaines de grossesse.

Mais dans la pratique, le rapport de Cécile Muschotti et Mar...


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