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"La démocratie, c'est le débat": Retailleau défend l'interview du patron des jeunes LR avec l'extrême droite

Bruno Retailleau sur BFMTV-RMC le 2 mars 2023  - BFMTV
Bruno Retailleau sur BFMTV-RMC le 2 mars 2023 - BFMTV

"La démocratie, c'est le débat". Par ces mots, Bruno Retailleau a défendu l'interview accordée par Guilhem Carayon, président des Jeunes Républicains, au magazine très à droite L'Incorrect, aux côtés de Stanislas Rigault et Pierre-Romain Thionnet, respectivement à la tête des organisations de jeunesse de Reconquête et du Rassemblement national (RN).

Cet entretien fait la une de ce média fondé par des proches de Marion Maréchal, avec un titre sans ambages: "Les jeunes coupent le cordon". En creux, la stratégie d'union des droites, laquelle était défendue notamment par Éric Zemmour durant la campagne présidentielle de 2022.

"Ça ne me choque pas"

Pour autant, il n'est pas question de cela selon Bruno Retailleau. D'après le chef de file des sénateurs Les Républicains, "Guilhem Carayon a été respectueux de la ligne du parti en ne prônant "pas d'union des droites", et en clamant "notre indépendance".

Contacté par BFMTV, l'homme de 23 ans s'était montré ferme quant à un éventuel partenariat entre sa famille politique, Reconquête et le Rassemblement national (RN).

"Je ne crois pas à l'union des droites qui est une chimère mais c'est l'ADN des gaullistes de rassembler tous les Français au-delà des partis", avait-il assuré.

Reste que dans cette interview, Guilhem Carayon reconnaît certaines convergences avec ses collègues tout en affirmant traiter avec eux "avec respect" et "sans tabou". "Qu'il y ait des points de convergence, par exemple sur un constat sur l'immigration qui est massive, ça ne me choque pas", le défend Bruno Retailleau. Pour le sénateur de Vendée, "la démocratie, c'est le débat".

"C'est un adversaire"

"Franchement, on a tous débattu avec nos opposants", minimise le sexagénaire qui rappelle que Rachida Dati, maire LR du VIIe arrondissement de Paris, a débattu avec les insoumis lors de l'université d'été du mouvement à Valence.

Pour autant, Bruno Retailleau a tenu à s'adresser à ses "amis qui seraient tentés par ce rapprochement" avec l'extrême droite, soulignant que "l'objectif du Rassemblement national, c'est de nous faire disparaître". Et de conclure: "C'est un adversaire".

Article original publié sur BFMTV.com