Publicité

"Notre démarrage de saison est compliqué": dans les stations de ski, la neige se fait rare

Des randonneurs près des remontées mécaniques à l'arrêt à cause du manque de neige dans la station de ski française Le Semnoz, près d'Annecy, le 27 décembre 2022.  - JEFF PACHOUD © 2019 AFP
Des randonneurs près des remontées mécaniques à l'arrêt à cause du manque de neige dans la station de ski française Le Semnoz, près d'Annecy, le 27 décembre 2022. - JEFF PACHOUD © 2019 AFP

Fin décembre, chaque année, des milliers de skieurs viennent profiter de la station de ski du Lac blanc, dans le Haut-Rhin. Mais cette semaine, avec des températures élevées, les pistes sont totalement fermées. Car la neige est bien difficile à trouver… et pour ne pas perdre toute leur clientèle, les professionnels du tourisme sont obligés de s'adapter

"On a la chance d'être tous proches du marché de Noël, donc on peut aller visiter les villages alsaciens", explique à BFMTV Christophe Bergamini, directeur de l'Office de tourisme de la Vallée de Kayserberg-Lac blanc, qui loue une des autres activités de la station: la luge sur rail.

Avec la météo, c'est l'une des seules accessibles au public… qui a dû lui aussi se réorganiser à cause des températures.

Une famille bretonne a par exemple fait plus de 1000 kilomètres pour voir la neige. Mais impossible de skier! C'est donc de grandes promenades, luge sur rail et randonnées, qui ont rythmé les vacances.

Les professionnels se veulent optimistes

Un peu plus au sud, la station de Chabanon, dans les Alpes, est confrontée au même problème. Et même si le nombre de flocons est faible, l’ensemble du domaine est resté ouvert au public.

Le directeur des remontées mécaniques se veut optimiste pour la suite de la saison. "On a déjà connu des Noël avec de faibles enneigements, ça s'est déjà vu plusieurs fois", relativise au micro de BFMTV Marc Isoard.

"La semaine prochaine, il neige, et on aura vite oublié qu'on a passé un Noël difficile."

"Notre démarrage de saison est compliqué, mais il ne faut pas être pessimiste", abonde Gianni Ragona, directeur de trois stations de Haute-Garonne, Luchon-Superbagnères, Le Mourtis et Bourg d'Oueil "On saura en février ou en mars si la saison a été bonne ou pas", dit-il.

Mais les prévisions à court terme ne vont pas rassurer les acteurs de la montagne: selon Météo-France, des maximales largement supérieures aux normales sont encore attendues cette fin de semaine, en plaine comme en altitude. En décembre, la douceur a entraîné la fermeture de la moitié des pistes de ski alpin en France.

Article original publié sur BFMTV.com