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Délit d'initié, spéculation... Le Hamas s'est-il enrichi en marge des attaques du 7 octobre ?

En plus de ses attaques terroristes sur le sol de l'État hébreu, le Hamas a également tenté de déstabiliser l'économie israélienne en spéculant à la baisse sur ses actions avant les attaques du 7 octobre. Une stratégie qui aurait permis au groupe islamiste d'engranger des millions.

Parier sur l'horreur. Près de deux mois après les attaques du Hamas contre Israël qui ont fait 1200 morts et des dizaines d'otages dont certains sont toujours aux mains de l'organisation islamiste, plusieurs spécialistes s'interrogent sur un possible délit d'initié d'investisseurs qui ont parié contre Israël, ce qui aurait permis aux terroristes de s'enrichir en bourse en marge de ses actions.

La question est posée par The Marker, qui s'appuie sur une étude de 66 pages intitulée "trading on terror" ("trader sur la terreur"), rédigée par Robert J. Jackson, professeur à la New York University et David J. Greenwald, de la Columbia University.

Mouvements déjà repérés début avril

Selon ces travaux, des activités boursières inhabituelles, dont d'importantes ventes à découvert, comprendre des paris boursiers à la baisse voire des ventes à perte, ont été repérées sur des actions israéliennes sur une période allant du 14 septembre au 5 octobre, soit quelques jours avant l'attaque.

Pour le journal financier Globes, ces mouvements suspects ont particulièrement concerné Leumi, la plus grande banque d'Israël.

Une fois les attaques passées, dès le 8 octobre, et alors que la Bourse de Tel-Aviv connaissait un mini-krach avec une chute de 13% de l'indice de ses 35 principales valeurs, ces investisseurs sont revenus et ont racheté les actions à très bas prix, avant un retour à la hausse de l'indice, empochant au passage une plus-value de plusieurs millions.

"Nos résultats suggèrent que des traders informés sur les attentats à venir ont profité de ces événements tragiques", insistent les deux spécialistes dans leur étude.

Encore plus troublant, les mêmes mouvements inhabituels avaient déjà été repérés le 3 avril 2023, soit quelques jours avant Pessa'h, importante fête juive, qui était également une date choisie par le Hamas afin de frapper l'État hébreu.

Comme l'indique Reuters, à la suite de la parution de cette étude, l'Israel Securities Authority (ISA), gendarme de la bourse israélienne, a indiqué enquêter sur ces mouvements autour du 7 octobre. "L'affaire est connue de l'autorité et fait l'objet d'une enquête par toutes les parties concernées" a expliqué à l'agence l'ISA.

Article original publié sur BFMTV.com

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