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Comment la découverte de l'Amérique aurait contribué au petit âge glaciaire

D’après une nouvelle étude anglo-américaine, la découverte de l’Amérique par les navigateurs européens a pu contribuer à un épisode du petit âge glaciaire. En effet, la baisse de température enregistrée aux alentours de 1672 serait liée au déclin des populations autochtones, victimes de massacres et d’épidémies. Explications.

Le climat sur Terre varie naturellement, alternant entre des périodes de température plus ou moins élevée. Mais parfois l’activité humaine peut l’influencer. C’est le cas pour le changement climatique que nous connaissons actuellement, mais pas seulement. Des chercheurs anglais et américains montrent que la découverte de l’Amérique pourrait avoir affecté les températures autour de 1670, minimum du "petit âge glaciaire".

Les dates du "petit âge glaciaire" ne font pas consensus

Les dates exactes du "petit âge glaciaire" ne font pas consensus. Les bornes temporelles de cette période de refroidissement varient légèrement en fonction des évènements qu’on lui attribue. Mais d’après Emmanuel Le Roy Ladurie, l'un des premiers historiens du climat, les hivers rudes s’intensifient au 14ème siècle et le petit âge glaciaire prend fin autour de 1860. Il succède à une période plus chaude : l’optimum climatique médiéval (950-1350).

Si le petit âge glaciaire concerne tout le globe, il est davantage renseigné en Europe et en Amérique du Nord. Il est marqué par plusieurs baisses de concentration de CO2 dans l’atmosphère, et donc de température, avec un minimum en 1672. C’est cette diminution nette qui a pu être causée par la mort de millions de personnes suite à la découverte de l’Amérique en 1492, d’après une nouvelle étude.

Mais comment expliquer cette association ? Selon les auteurs, il pourrait s’agir de la conséquence d’un changement d’utilisation des terres, après le déclin de 90% des populations autochtones. "De nombreux champs ont été laissés à l’abandon et sont redevenus des massifs forestiers", éclaire auprès de Sciences et Avenir Guillaume Massé, chercheur au CNRS et spécialiste des écosystèmes polaires. Les résultats de cette nouvelle étude ont été publiés dans la revue Nature communications.

CO2 et température, des facteurs étroitement liés

On parle des gaz à effet de serre, et notamment du dioxyde de carbone (CO2) pour expliquer le réchauffement climatique actuel. Mais[...]

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