Publicité

Découverte d'un oiseau vieux de 120 millions d'années et au crâne de dinosaure

Un fossile vieux de 120 millions d'années présente une mosaïque surprenante de caractères.

Au cours des deux dernières décennies, un grand nombre de fossiles ont été collectés dans des sites de fouille de la province du Liaoning et du Heibei au nord-est de la Chine, y compris des dinosaures à plumes ainsi que des restes d'oiseaux et de mammifères. La plupart de ces spécimens appartiennent au Crétacé inférieur (il y a 100 à 130 millions d'années) et sont regroupés sous le nom de "faune de Jehol". Un nouveau spécimen de cette faune, découvert au Liaoning, est présenté dans la revue Nature Ecology & Evolution. Baptisé Cratonavis zhui, il a interpellé les scientifiques qui l'ont examiné à cause de son squelette représentant une mosaïque de caractéristiques aviaires mêlées à des structures typiques des dinosaures non aviaires.

Un oiseau à l'arrangement squelettique unique

Le fossile de Cratonavis zhui, vieux de 120 millions d'années, a été examiné par les paléontologues de l'IVVP (Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie), à Pékin. Son allure évoque un corps d'oiseau articulé sur un crâne de théropode et il présente une omoplate et un premier métatarse étonnamment allongés, ce qui le distingue de tous les autres oiseaux, y compris les fossiles. Pour étudier le squelette, les scientifiques ont utilisé la tomodensitométrie à haute résolution, qui a permis d'imager tous les os encore entourés de leur gangue de roche, puis ils ont créé des reconstructions numériques du crâne et du corps afin de les animer.

Cratonavis zhui Crédit : WANG Min
Cratonavis zhui Crédit : WANG Min

Photographie du squelette très bien conservé de Cratonavis zhui vieux de 120 millions d'années. Crédits : Wang Min.

Le résultat démontre que le crâne de Cratonavis est morphologiquement presque identique à celui des dinosaures théropodes, dont le représentant le plus célèbre est le Tyrannosaurus rex. Le reste du corps est quant à lui proche de celui des oiseaux primitifs, à l'exception de l'omoplate et du premier métatarsien. Leur longueur inhabituelle aurait pu permettre de compenser les piètres capacités de vol de cet animal. Lorsque l[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi