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Découverte d’un masque de jade dans la pyramide d’un roi maya

Bien qu’elle ait été pillée, une pyramide maya de Chochkitam, au Guatemala, contenait encore la sépulture d’un roi, enterré avec des offrandes dignes de son rang, dont un magnifique masque en mosaïque de jade représentant sans doute le dieu de l’orage.

Au Guatemala, une équipe sous la direction de l’archéologue Francisco Estrada-Belli, enseignant à l’université de Tulane, à La Nouvelle-Orléans (États-Unis), a entrepris depuis 2019 les fouilles d’une cité maya méconnue, Chochkitam. Dans un communiqué, l’université vient d’annoncer la découverte, grâce à la technologie LiDAR, d’une sépulture dans une pyramide royale, contenant des restes humains et de riches offrandes, dont un magnifique masque en mosaïque de jade représentant sans doute le dieu de l’orage.

Les chercheurs émettent de premières hypothèses quant au statut de cette cité datant de la période maya classique (de 250 à 900 de notre ère) : située très à l’écart des deux grandes métropoles qu’étaient alors Tikal et Teotihuacan, elle était peut-être gouvernée par un roi au moindre pouvoir, dont le corps a été miraculeusement préservé des pillages.

Découverte d’un masque de jade dans la pyramide d’un roi maya

Au fil des siècles, la jungle d’Amérique centrale, tout comme celle de l’Amérique du Sud, a englouti bien des cités et voué à l’oubli des civilisations entières dont les archéologues ne désespèrent pas de retrouver des traces. Au Guatemala, dans le bassin du Petén, près des frontières du Mexique et du Belize, les premiers vestiges de Chochkitam, découverts en 1909, ont été étudiés il y a tout juste un siècle par l’archéologue danois Frans Blom (1893-1963), qui fut l'un des premiers directeurs de l’institut de recherche méso-américain (MARI) de l’université de Tulane.

Différentes structures monumentales, des autels et des stèles visibles à l’œil nu ont alors été identifiées et photographiées, mais le site n’a pas été fouillé jusqu’à ce que l’équipe de Francisco Estrada-Belli ne lance des recherches sur place en 2019. Si Chochkitam ne commence à réémerger de la jungle que depuis cinq ans, la cité n’est pas pour autant restée inviolée pendant toutes ces années, car les pilleurs sont venus se servir.

Ce sont d’ailleurs leurs traces que les chercheurs ont d[...]

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