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Le “désespoir” des Palestiniens ayant fui à Rafah

Alors que “les combats font rage” au nord et au sud de la bande de Gaza, notamment autour de Khan Younès, la BBC rapporte que des dizaines de milliers de personnes ont fui vers Rafah, à la limite sud du territoire pilonné par l’armée israélienne, pour tenter d’y échapper.

La chaîne fait état du “désespoir” des Palestiniens qui affluent dans la ville située à la frontière avec l’Égypte, où “la plupart des gens dorment à même le sol car les abris sont pleins, […] alors que les frappes aériennes israéliennes se poursuivent”.

“Les rues […] sont bondées de personnes nouvellement déplacées, et l’on voit des ambulances se précipiter avec les blessés qui tentent d’atteindre les hôpitaux à travers les rues encombrées, alors que les frappes aériennes israéliennes se poursuivent. […] Notre reporter rapporte qu’il n’y a ni nourriture ni électricité […] et qu’aucune aide humanitaire n’est acheminée.”

Crainte d’un “effondrement de l’ordre public”

Une Palestinienne interrogée par le New York Times décrit elle aussi “les conditions lamentables auxquelles […] les déplacés sont confrontés à Rafah, où l’armée israélienne a ordonné aux civils de se rendre”. “Les explosions la terrorisent constamment, […] tandis que les maigres portions et les files d’attente pour obtenir de la nourriture l’emplissent de désespoir”, relate le journal américain.

Al-Jazeera note pour sa part que le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) s’est inquiété jeudi d’une “détérioration” de la situation dans cette zone “extrêmement surpeuplée”, où les pénuries “de ressources de base” comme l’eau potable font “craindre un effondrement de l’ordre public”.

La ville de Rafah “s’est transformée en un vaste camp pour une grande partie des 1,9 million de Palestiniens qui ont été déplacés à l’intérieur du pays, soit 85 % de la population de Gaza”, écrit la BBC.

Le bilan à Gaza s’est encore alourdi jeudi pour atteindre 17 177 morts tués par les bombardements israéliens, selon le ministère de la Santé du Hamas. En Israël, l’attaque sans précédent menée par le Hamas le 7 octobre a fait 1 200 morts, et 138 otages sur environ 240 enlevés le jour de l’attaque sont toujours détenus à Gaza, selon les autorités israéliennes.

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