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Décès d’Iris Apfel, icône de la mode après “une vie pleine de couleurs et d’extravagance”

“Le monde de la mode est plus terne aujourd’hui.” C’est par ces mots que le quotidien britannique The Times rend hommage à Iris Apfel, décoratrice d’intérieur puis excentrique créatrice de mode, décédée le 1er mars dans sa résidence floridienne de Palm Beach. L’autoproclamée “starlette gériatrique” du Queens avait 102 ans.

L’annonce a été faite sur son compte Instagram suivi par plus de 3 millions de personnes. La veille, on la voyait célébrer, malicieusement ses “102 ans et demi”, posant devant des rideaux à franges argentées vêtue d’une somptueuse cape, de ses inséparables lunettes, de colliers et bracelets ainsi que d’autres accessoires qu’elle avait transformés, au fil des années, en un marqueur de son identité.

Iris Apfel était “une femme de petite taille, mais son charisme emplissait tout” qui a vécu “une vie longue et extraordinaire, pleine de couleurs et d’extravagance”, décrit de son côté le quotidien madrilène El País. Car, “dans une culture marquée par le fétichisme de la jeunesse”, comme l’écrit The Times à Londres, rare sont les créatrices qui explosent à 80 ans passés.

Une fabuleuse garde-robe

Née en 1921 dans une famille juive du Queens, à New York, Iris Apfel a d’abord étudié l’histoire de l’art. Journaliste pour le Women’s Wear Daily, journal de référence dans la mode, elle s’est également démarquée en tant que décoratrice d’intérieur, participant à des travaux de rénovation de la Maison-Blanche pour pas moins de neuf présidents.

Parallèlement, elle amasse une collection de vêtements des plus grands couturiers du XXe siècle. Détail qui a son importance car, en 2005, le Metropolitan Museum of Art à New York consacre une rétrospective à sa fabuleuse garde-robe. “Presque du jour au lendemain, Iris Apfel est devenue une célébrité internationale de la mode pop”, écrit le quotidien de sa ville, The New York Times.

“L’exposition a été visitée par plus de 150 000 personnes, faisant d’Apfel le nom le plus en vogue à Manhattan”, confirme The Times. Elle n’avait plus quitté le haut de l’affiche depuis, signant encore récemment signé une collection pour H & M, après de multiples collaborations avec des marques variées, dont une remarquée avec la gamme de poupées Barbie.

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