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Cyril Lignac revient sur ses débuts difficiles à la télévision : « J’avais toute la profession à dos »

Cyril Lignac, dans Sept à Huit le 21 janvier 2024, raconte ses débuts difficiles à la télé.
Capture écran TF1 Cyril Lignac, dans Sept à Huit le 21 janvier 2024, raconte ses débuts difficiles à la télé.

GASTRONOMIE - La route vers le succès n’a pas été un long fleuve tranquille pour Cyril Lignac. À l’occasion de la sortie de son documentaire Qu’est-ce qu’on va faire de toi, le chef et pâtissier est revenu sur ses débuts à la télévision dans Sept à Huit sur TF1 ce dimanche 21 janvier.

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Dans cet entretien, il raconte avoir quitté son sud-ouest natal pour rejoindre Paris en tant que jeune cuisinier. Un jour, il est repéré par une directrice de casting. Au départ pas du tout emballé et très timide, il change d’avis lorsqu’on le rappelle : « Ils insistent, et je me laisse un peu faire. »

Il devient alors un visage connu des Français grâce aux caméras, mais est loin de faire l’unanimité. « À cette époque, ce n’est pas cette manière-là de faire. À l’époque, c’étaient les étoiles au Michelin, on devait être reconnu avant d’être connu », se souvient-il.

Cette « modernité », cette manière de « casser les codes », la profession lui a fait payer cher. Il explique par exemple qu’il s’est rendu une fois dans le restaurant d’un grand chef qui a refusé de lui serrer la main. « C’est très dur quand tu es un gamin de 25 ans », souligne-t-il.

Les mots très durs de Joël Robuchon

Pire, le chef Joël Robuchon le qualifie de « chef kleenex ». « Ça c’était dur. Ça me ramène à mon enfance. L’impression d’être à nouveau un bon à rien », retrace-t-il, lui qui était très mauvais à l’école et à qui sa mère disait « mais qu’est-ce qu’on va faire de toi ? ».

Au moment où il ouvre son premier restaurant, il sait qu’il a « toute la profession à dos, tous les journalistes à dos. Il fallait prouver qu’on pouvait réussir sans avoir d’étoile, sans être reconnu ». Il obtient finalement sa première étoile en 2012, et est désormais propriétaire de plusieurs restaurants et pâtisseries.

Ce n’était pas gagné. Il révèle notamment avoir eu de grosses difficultés lorsqu’il a intégré sa première cuisine. « Rien que le sauté de veau je ne savais pas le faire, je ne me souvenais pas. J’avais versé 1 kg de viande dans la casserole alors qu’il fallait faire revenir la viande. C’était la fin des haricots », se remémore-t-il en souriant.

Finalement, sa passion et sa volonté de voir « les visages des gens s’illuminer » avec sa cuisine ont tout surpassé. « Plus ma mère me disait arrête de rêver, plus je croyais en mes rêves », affirme celui qui est à présent l’une des personnalités préférées des Français. C’est lui qui a eu raison.

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