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Crise en Haïti: plusieurs dizaines de ressortissants européens et américains évacués

Plus de 30 ressortissants américains ont été évacués d'Haïti, plongé dans le chaos par la violence des gangs, à bord d'un vol charter affrété par le gouvernement et ont atterri en Floride ce dimanche 17 mars, a annoncé le Département d'État.

Lundi dernier, c'est l'Union européenne qui avait annoncé avoir évacué l’ensemble de son personnel de l’île caribéenne, faisant part de son "extrême inquiétude" face à l’engrenage d’insécurité lié aux gangs.

Les passagers "désormais en sécurité"

Les États-Unis ont évacué ce dimanche une partie du personnel de leur ambassade et renforcé les équipes en charge de sa sécurité. L'avion américain a décollé de la deuxième ville du pays, Cap-Haïtien, où l'aéroport est ouvert "périodiquement", selon l'ambassade américaine.

"Le Département d'État a facilité le départ en toute sécurité depuis Cap-Haïtien de plus de 30 citoyens américains à bord d'un vol charter du gouvernement américain", a annoncé un porte-parole du Département d'État dimanche soir. "Les passagers sont désormais en sécurité à Miami, en Floride, où des représentants du gouvernement américain les assistent pour les prochaines étapes".

Plusieurs autres pays et l'Union européenne ont aussi évacué leur personnel diplomatique du fait de l'instabilité sur l'île, l'ONU ayant pour sa part évacué son personnel non essentiel.

"En réponse à la détérioration dramatique de la situation sécuritaire, nous avons décidé de réduire nos activités sur le terrain et nous avons déplacé le personnel de la délégation de l’UE à Port-au-Prince vers un endroit plus sûr à l’extérieur du pays (…). Actuellement nous avons évacué tout le personnel de l’UE d’Haïti", a déclaré lundi dernier Peter Stano, porte-parole du chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell.

Flambée de violences

Pour les Américains restant à Haïti, le Département d'État "étudie les possibilités de départ hors de (la capitale) Port-au-Prince et en informera les ressortissants américains dès que nous serons en mesure de les organiser de manière sécurisée", a précisé le porte-parole.

"Nous continuerons d'aider les ressortissants américains aussi longtemps que les options commerciales resteront indisponibles et que l'environnement sécuritaire nous permet de le faire", a-t-il ajouté.

Port-au-Prince est le théâtre d'une flambée de violences de bandes criminelles ces dernières semaines, alors que les Haïtiens attendent l'instauration d'un conseil présidentiel de transition après l'annonce de la démission du Premier ministre contesté Ariel Henry.

Les gangs contrôlent des pans entiers du pays, notamment 80% de la capitale et sont accusés de nombreuses exactions, en particulier meurtres, viols, et enlèvements contre rançon.

Article original publié sur BFMTV.com