Publicité

« Creation of the Gods » sort au cinéma seulement deux jours et oui, c’est un évènement

Le premier volet de « Creation of the Gods » arrive au cinéma en France pour deux jours.
Splendid Film GmbH Le premier volet de « Creation of the Gods » arrive au cinéma en France pour deux jours.

CINÉMA - Attention, le chrono a déjà démarré. Comme Godzilla Minus One avant lui, le blockbuster chinois Creation of the Gods I : Kingdom of Storms ne va pas rester très longtemps à l’affiche. C’est même un euphémisme : le film évènement - véritable phénomène dans son pays - arrive en salles pour deux jours seulement, ces samedi 10 et dimanche 11 février.

La faute à quoi ? Au long processus d’obtention du visa de diffusion. « Nous avions le choix d’attendre un peu plus longtemps et de sortir le film en mars ou avril, ou de proposer une diffusion plus courte, qui nécessite beaucoup moins de démarches administratives », explique Sindo Chen, associée au sein du distributeur Heylight Pictures, au Parisien.

Le concept n’est pas inédit. C’est ce qui avait été fait pour le dernier Godzilla qui, devant le succès de ses deux jours de projection en décembre 2023, est finalement revenu dans les salles un mois plus tard. Stratégie similaire chez Disney, qui a décidé de donner une chance à certains des films Pixar ayant directement atterri sur sa plateforme de streaming d’arriver en salles, le temps d’une seule journée. Pour Alerte Rouge, ce sera ce dimanche 18 février.

Découvrez ci-dessous la bande-annonce de Creation of the Gods :

« ’Creation of the Gods’ a été vu par bien plus de gens que ce qui était espéré en Chine. C’est pourquoi nous avons souhaité le faire découvrir à d’autres publics, comme en France, après le Royaume-Uni en décembre, la Corée du Sud il y a quelques semaines, et bientôt en Allemagne », continue Sindo Chen dans les colonnes du Parisien.

Premier volet d’une trilogie en cours de production, le film a fait l’effet d’une bombe en Chine, où il est sorti en 2023. Du haut de ses 60 millions d’entrées, le film de Wu Ershan a récolté 372 millions de dollars au box-office.

Creation of the Gods, un récit culte en Chine

Adaptation de L’investiture des dieux, un des plus grands classiques de la littérature chinoise ayant entre autres inspiré des cultes religieux et des jeux vidéo, Creation of the Gods nous plonge dans l’Antiquité. Un prince du nom de Yin Shou (Fei Xiang) hérite du pouvoir après l’assassinat inattendu de son père par son frère. Et alors qu’une malédiction s’abat sur le royaume lors de son investiture, Yin Shou devient, lui, un vrai tyran.

Est-il vraiment maître de ses décisions ? Ou sa nouvelle concubine Su Daji (Naran), une princesse possédée par l’esprit d’un démon renard, a-t-elle une emprise sur lui ? Pour rétablir l’équilibre dans le royaume, un jeune guerrier se voit aidé dans sa mission par un sage immortel, descendu du Mont sacré Kunlun avec ses deux disciples aux pouvoirs très puissants.

Épopée mythologique, où se croisent créatures fantastiques et d’impressionnantes batailles, le blockbuster - que beaucoup qualifient de Seigneur des anneaux chinois dans la presse - multiplie les effets digitaux (souvent très douteux), donnant parfois l’impression de regarder des cinématiques de jeu vidéo. L’intégration des noms des personnages, quand ils arrivent à l’écran, y contribue.

Le discours sur la transmission, la filiation, l’honneur et le respect du patriarche nous est livré dans une mise en scène rocambolesque, démesurée et exagérée, à l’image des conditions de tournage du film. Il s’est déroulé sur 18 mois, a nécessité une équipe de 8 000 personnes et la création d’un studio de 3 000 mètres carrés, soit l’équivalent de deux fois le Stade de France. Même Beyoncé, Taylor Swift et Ninho ne peuvent pas rivaliser.

À voir également sur Le HuffPost :

« Rebel Moon » sur Netflix : Sofia Boutella, la danseuse française devenue star de blockbusters « par accident »

« Barbie » plus explosive qu’« Oppenheimer » (et « Mission Impossible ») au box-office français