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Crash d'un avion transportant des prisonniers ukrainiens: Poutine accuse un "missile américain"

L'avion militaire Il-76 qui s'est crashé la semaine dernière en Russie avec, selon Moscou, des prisonniers ukrainiens à bord, a été abattu "avec certitude" à l'aide d'"un système Patriot américain", a affirmé ce mercredi 31 janvier le président Vladimir Poutine.

"L'avion a été abattu, cela a déjà été établi avec certitude, par un système Patriot américain" tiré depuis "le territoire contrôlé par les forces ukrainiennes", a déclaré Vladimir Poutine lors d'un événement organisé à Moscou.

"Le fait qu'ils aient abattu un avion où se trouvaient leurs militaires nous permet de supposer qu'ils l'ont fait accidentellement. Mais c'est tout de même un crime", a-t-il poursuivi, estimant que Kiev voulait "provoquer" la Russie "à répondre".

Les interrogations restent nombreuses une semaine après le crash d'un avion militaire russe près de la frontière avec l'Ukraine.

L'Ukraine a demandé l'ouverture d'une enquête internationale

La Russie assure que l'armée ukrainienne a abattu l'appareil transportant 74 personnes, dont, selon Moscou, 65 prisonniers de guerre ukrainiens qui allaient être échangés. Mais à ce stade, les autorités russes n'ont pas apporté de preuves établissant avec certitude que des prisonniers de guerre ukrainiens s'y trouvaient et que Kiev le savait, comme Moscou l'affirme.

L'Ukraine, pour sa part, n'a pas directement commenté sa potentielle implication dans l'incident et a exprimé des doutes sur la présence de ses soldats à bord.

Les autorités à Kiev ont en revanche confirmé qu'un échange de prisonniers était prévu le jour du crash, et n'avait finalement pas eu lieu. Volodymyr Zelensky a aussi demandé l'ouverture d'une enquête internationale.

"Nous demandons et insistons pour qu'il y ait une enquête internationale", a affirmé Vladimir Poutine mercredi.

Mais "il n'y a pas d'organisations internationales disposées à le faire", a-t-il assuré.

Plus tôt mercredi, Moscou et Kiev ont annoncé avoir échangé environ 200 prisonniers de guerre de chaque camp, malgré les tensions liées au crash de l'avion militaire russe.

"Nous n'arrêterons pas les échanges. Nous avons nos propres hommes à ramener", a justifié le président russe.

Article original publié sur BFMTV.com