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Le Covid-19 nous rendrait plus vulnérable contre d'autres infections

Le coronavirus affaiblit le système immunitaire, nous rendant plus vulnérables contre d’autres infections, selon une nouvelle étude.

Le coronavirus pourrait-il être la cause indirecte de la recrudescence d’autres épidémies (variole du singe, bronchiolite, etc.) observée cette dernière année ? Cela pourrait bien être le cas, selon une étude publiée en preprint (pas encore revu par les pairs) le 18 janvier 2023 par des chercheurs de l’Université de Lisbonne (Portugal) et l’Université Fédérale de Minas Gerais (Brésil). Leur recherche montre que le Covid-19 pourrait nous rendre plus vulnérables aux infections, même après une forme légère du Covid.

Le Covid aurait un impact important sur les lymphocytes T

Cette découverte s’ajoute à celle faite il y a un an par des chercheurs de l’Inserm qui montraient que les formes graves du Covid entrainaient le suicide des lymphocytes T, essentiels pour la réponse immunitaire. La nouvelle étude montre que ce suicide affecterait principalement les lymphocytes dits "naïfs", c’est-à-dire ceux qui n’ont pas encore rencontré de pathogène et qui ne se sont pas encore spécialisés dans la réponse à un antigène en particulier. Ceux qui restent sont donc majoritairement des lymphocytes activés, dits "de mémoire" car ils sauront reconnaitre le pathogène qui les a activés, mais qui n’attaqueront pas de nouveaux pathogènes.

Les chercheurs ont observé ce vieillissement des lymphocytes (car il y a une diminution des "naïfs" et une accumulation des "activés") chez deux cohortes de personnes infectées par le coronavirus au Portugal et au Brésil. Le premier groupe était constitué de 20 patients hospitalisés à Lisbonne, avec une forme sévère du Covid (âge moyen de 69 ans). Le deuxième était composé de huit personnes à Belo Horizonte (dans l’état de Minas Gerais au Brésil) avec des formes légères ou sévères (âge moyen de 42,5 ans). Des échantillons sanguins de ces patients ont été collectés au moment de leur hospitalisation ou d'une autre prise en charge médicale et sept jours après, et ont été comparés à des échantillons de personnes en bonne santé non infectées par le coronavirus. [...]

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