Covid-19 : les options qui nous restent avant le reconfinement général

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Comme s'il préparait les ­esprits. "Si nous ne réussissons pas ­collectivement, nous ferons face à une ­situation beaucoup plus ­dramatique, a assuré jeudi le ­Premier ministre Jean Castex. Il est encore temps de l'éviter." Face à la flambée épidémique, l'Irlande a imposé mercredi un confinement pour six semaines. Vendredi, le ­Pays-de-Galles l'a mis en œuvre pour quinze jours. Est-il encore temps de l'éviter en France?

Nombre d'épidémiologistes jugent que la situation l'exige déjà. Le niveau d'hospitalisation du 12 au 18 octobre correspond à celui du 26 mars, quand le pays était sous cloche depuis onze jours. Samedi, un nouveau record de 45.422 Français ont été testés positifs en vingt-quatre heures, contre 1.500 par jour en août. Or c'est inévitable : les contaminations d'aujourd'hui se traduiront dans dix jours par un bond d'hospitalisations, puis d'admissions en réanimation.

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Pour l'instant, le reconfinement n'est pas inéluctable

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Des modélisations de l'Institut Pasteur - datées du 16 octobre et que le JDD a consultées - montrent que si le rythme des hospitalisations reste similaire à celui des deux semaines précédant l'étude, au 1er novembre, 52% des lits de réanimation seraient ­occupés par des patients Covid-19 (contre 48% aujourd'hui). Avec six Régions en surchauffe : Auvergne-Rhône-Alpes (90%), Bourgogne-Franche-Comté (78%), Hauts-de-France (55%), Île-de-France, (66%), Occitanie (63%) et Centre-Val de Loire (50%).

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