Covid-19: Olivier Véran juge la prolongation de l'état d'urgence "indispensable"

Jeanne Bulant avec AFP
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Le ministre de la Santé Olivier Véran le 26 novembre 2020 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP
Le ministre de la Santé Olivier Véran le 26 novembre 2020 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Le ministre de la Santé Olivier Véran a défendu mercredi une nouvelle prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'en juin, "indispensable" alors que la circulation en France de nouveaux variants plus contagieux du coronavirus fait courir un "risque accru de reprise épidémique".

"Aujourd'hui nous ne pouvons nous priver d'aucun outil susceptible de nous aider à combattre le virus", a fait valoir le ministre devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, alors que certains députés soulignaient que le projet de loi proposé porte au total à 18 mois la durée de l'"état d'exception" dans lequel vit le pays depuis le début de la crise sanitaire.

Un texte débattu les 18 et 25 janvier

Ce texte, présenté mercredi matin au Conseil des ministres, sera débattu en séance au Parlement les 18 et 25 janvier.

En vigueur depuis le 17 octobre 2020, ce régime d'exception qui permet la mise en oeuvre de mesures contraignantes pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 avait déjà été prorogé jusqu'au 16 février 2021.

Avec ce nouveau texte, l'exécutif prévoit de repousser jusqu'au 1er juin la fin de l'état d'urgence sanitaire et de poursuivre jusqu'au 30 septembre le régime transitoire de sortie de l'état d'urgence.

Le couvre-feu à 18h, "un frein" à l'épidémie

"Si l'état d'urgence sanitaire tombe, il n'y a plus de couvre-feu, par exemple, donc il n'y a plus de moyens nationaux de freiner l'épidémie", a argumenté Olivier Véran. Le ministre a assuré que de premiers éléments montraient que le couvre-feu avancé à 18h avait un "effet de freinage (...) avéré" sur l'épidémie.

"Le couvre-feu à 18h dans les départements dans lesquels nous l'avons mis en place le 2 janvier, dans 15 départements, montre que le taux d'incidence, donc l'évolution de l'épidémie, augmente mais beaucoup plus faiblement" que sur le reste du territoire, avec une incidence en hausse de 16% dans les départements concernés entre le 2 et le 12 janvier, contre une augmentation "de 43% dans les autres départements".

Article original publié sur BFMTV.com