Covid-19 : "On ne peut pas exclure que l'épidémie reprenne"

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Dominique Costagliola est directrice adjointe de l'Institut Pierre-Louis d'épidémiologie et de santé publique (Sorbonne Université, Inserm). Membre de l'Académie des sciences, elle participe au conseil scientifique du consortium REACTing. Elle fait le point sur ce que l'on sait de la façon dont l'épidémie de Covid-19 évolue et appelle à rester vigilants.

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En quoi les recherches en cours ont-elles changé notre vision de l'épidémie?
Grâce aux résultats préliminaires d'analyses de prélèvements effectués en janvier sur des cohortes de patients, on s'aperçoit que le virus circulait déjà à bas bruit en France dans certains endroits à cette époque. C'est par exemple le cas dans l'Oise, comme l'ont révélé les recherches d'Arnaud Fontanet de l'Institut Pasteur et de ses collaborateurs. D'autres travaux sont en cours pour évaluer la présence du coronavirus encore plus tôt, dès novembre ou octobre dernier. Le modèle qui se dessine semble être le suivant : pendant des semaines, le coronavirus aurait circulé à très bas bruit, sans que la situation ne devienne épidémique (au sens où les cas ne se sont pas mis à augmenter de façon exponentielle). Pourquoi? Parce qu'il semblerait que les chaînes de transmission du virus sont, la plupart du temps, relativement courtes. Cependant, dans certains cas, il arrive que survienne un événement de "super-propagation", c'est-à-dire des circonstances particulières qui font qu'une...


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