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Covid-19: l'épidémie en léger recul après la vague des dernières semaines

Santé publique France fait état d'un léger reflux du Covid-19, malgré "des disparités selon l'âge". Chez les personnes les plus âgées, on constate toujours "une légère augmentation des hospitalisations" pour suspicion de Covid-19.

Le Covid en recul? Santé publique France (SPF), qui donne désormais simultanément ses chiffres sur la circulation de la bronchiolite, de la grippe et du Covid, fait état mercredi d'un reflux de celui-ci après une vague ces dernières semaines.

"L'ensemble des indicateurs syndromiques étaient en diminution" pour la semaine du 2 au 8 octobre, avec une diminution de 7% des passages aux urgences pour suspicion de Covid par rapport à la semaine précédente par exemple, selon l'établissement public dépendant du ministère de la Santé.

Le taux d'incidence des cas de Covid-19 confirmés en laboratoires au aussi diminué légèrement par rapport à la semaine précédente, avec 43 cas pour 100.000 habitants.

Légère augmentation des hospitalisations chez les personnes âgées

SPF note toutefois "des disparités selon l'âge". Chez les personnes les plus âgées, donc les plus vulnérables, on constate toujours "une légère augmentation des hospitalisations" pour suspicion de Covid-19. Une campagne de vaccination Covid, ciblée sur les personnes à risque, a été lancée début octobre, avant le début dans quelques jours de celle contre la grippe.

Selon le bulletin de Santé publique France de ce mercredi, la grippe en reste à quelques cas "sporadiques". L'épidémie de bronchiolite a de son côté commencé, avec le passage en phase épidémique de l'Île-de-France, la Guadeloupe et la Martinique.

La surveillance des eaux usées complète le suivi

La surveillance des eaux usées complète désormais en France la panoplie de suivi des infections virales, après un hiver 2022-2023 marqué par une triple épidémie. Dans le bulletin de ce mercredi, on constate une stabilisation de la présence du SARS-CoV-2 dans les eaux usées par rapport à la semaine précédente.

Explorer des échantillons d'eaux usées pour y chercher des traces du SARS-CoV-2, qui voyage par les selles des patients via les toilettes jusqu'aux stations d'épuration, l'exercice a été éprouvé depuis le début de la pandémie.

Une détection "indépendante des pratiques de dépistage"

Deux objectifs: "détecter précocement la présence du génome du SARS-CoV-2 en population générale et suivre les tendances de la circulation virale au sein d'une population", a exposé Damien Mouly, chargé de la coordination du projet SUM'Eau pour l'agence sanitaire, lors d'une conférence de presse le 5 octobre.

Si elles ne renseignent pas sur l'âge des individus ou la gravité de symptômes, les eaux usées ont l'avantage d'être "indépendante des pratiques de dépistage", a-t-il relevé. Un atout majeur vu le nombre important de cas de Covid-19 peu ou pas symptomatiques et la chute du nombre de tests effectués.

Et cela peut alerter un peu plus tôt. Entre le prélèvement, l'analyse et la restitution des données, le délai est "d'environ une semaine", "légèrement plus précoce que les consultations, mais cela se joue à quelques jours, voire une semaine".

Article original publié sur BFMTV.com

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