Covid-19 : les hôpitaux sont déjà submergés

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"On est déjà obligés de faire des tris, des choix cornéliens." Michaël Peyromaure, chef du service d'urologie du CHU Cochin à Paris, comptait, il y a quinze jours, parmi les médecins plutôt optimistes concernant la deuxième vague. "Je pensais que les déprogrammations d'opérations resteraient limitées et que les malades non Covid seraient épargnés. Mais là, on fait face à une injonction de réductions massives." Alors que les Français se reconfinent, la vague, plus brutale que prévu, fait replonger les soignants dans le cauchemar du printemps.

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Je vais être obligé de sélectionner parmi les cancers

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En pratique, le professeur Peyromaure va devoir, dès lundi, renoncer à toute chirurgie ambulatoire en cas d'incontinence urinaire ou de calculs rénaux car, dans son hôpital comme souvent dans ceux des régions en tension, elles sont reportées. Il lui faudra même annuler des opérations plus lourdes : "Je vais être obligé de sélectionner parmi les cancers. Un cancer de la prostate est moins urgent qu'un cancer de la vessie, donc il devra attendre. Et pour éviter d'encombrer les réanimations, même certains cancers de la vessie devront patienter alors qu'ils sont urgents."

En Ile-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes ou dans les Hauts-de-France, où la marée montante s'est transformée en tsunami, où les services de soins intensifs se muent en unités Covid et où la pénurie d'infirmiers spécialisés guette, faisant craindre une saturation hospitalière aux autorités, les déprogrammations tant re...


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