Covid-19: face à la fermeture des cinémas, Steven Spielberg publie un message plein d'espoir

Benjamin Pierret
·3 min de lecture

Le cinéaste garde la "certitude" que les salles de cinémas survivront à la crise du coronavirus, malgré le coup économique qu'elle leur a porté.

L'industrie du cinéma compte parmi les plus touchées par la crise du coronavirus. Outre les tournages annulés, repoussés ou retardés, les salles de projection, fermées aux quatre coins du monde depuis des mois, sont à l'agonie. Et alors que leur avenir semble incertain, Steven Spielberg couche sur papier sa certitude de les voir se relever.

Le cinéaste américain de 74 ans participe à un numéro spécial du magazine britannique Empire, consacré à l'expérience des salles obscures. Le réalisateur d'E.T. y publie un texte plein d'espoir:

"Face à la crise sanitaire actuelle, durant laquelle les cinémas sont fermés ou voient leur capacité d'accueil radicalement réduite à cause de la pandémie mondiale, je garde un espoir confinant à la certitude que lorsque ce sera sans risque, le public retournera dans les salles obscures", écrit-il.

Capture d'écran Twitter
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Dans une salle de cinéma, "notre monde semble moins divisé"

"Je me suis toujours dévoué à notre communauté d'adeptes des salles de cinéma", poursuit Steven Spielberg. "'Adepte' faisant référence aux personnes qui quittent leur foyer pour se rendre au cinéma, et 'communauté' faisant référence à ce sentiment de groupe qui nous habite face aux autres qui ont quitté leur foyer pour s'asseoir avec nous. Dans une salle de cinéma, nous regardons des films avec nos proches, mais aussi en compagnie d'inconnus. C'est la magie dont nous faisons l'expérience lorsque nous sortons voir un film, une pièce de théâtre, un concert ou un spectacle comique. Nous ignorons qui sont les personnes assises avec nous, mais lorsque nous rions, nous pleurons, nous acclamons ou nous contemplons, et lorsque les lumières se rallument et que nous quittons nos fauteuils, ces gens avec qui nous ressortons vers le vrai monde ne semblent plus être de complets étrangers."

"Nous sommes devenus une communauté, de cœur, d'esprit et à tous les niveaux, en partageant pendant quelques heures une expérience puissante", conclut-il. "Cette brève parenthèse dans une salle de cinéma n'efface pas les nombreuses choses qui nous séparent: nos origines ethniques, notre classe sociale, nos croyances, notre genre ou nos convictions politiques. Mais notre pays et notre monde semblent moins divisés, moins fracturés, après qu'un groupe d'inconnus ont ri, pleuré, sursauté ensemble, tous en même temps. L'art nous demande d'être à la fois conscients du particulier et de l'universel. Et c'est pourquoi, de toutes les choses qui ont la capacité de nous unir, aucune n'est aussi puissante que l'expérience commune de l'art.

Le dernier numéro d'Empire est consacré à l'expérience de la salle de cinéma. Sous la direction du cinéaste Edgar Wright, de nombreuses figures hollywoodiennes ont pris la plume pour raconter un souvenir de cinéma qui les marquées (James Cameron, Daisy Ridley, Spike Lee, Daniel Craig...) Steven Spielberg s'est lui aussi prêté au jeu, racontant sa découverte de Lawrence d'Arabie de David Lean, sorti en 1962, lorsqu'il était adolescent.

Article original publié sur BFMTV.com

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