Covid-19: en Antarctique, une base belge isolée n'échappe pas à l'explosion de cas

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La Station Polaire Princesse Elisabeth belge située en Antarctique a aussi connu son explosion de cas de Covid-19 fin décembre 2021. (Photo: International Polar Foundation)
La Station Polaire Princesse Elisabeth belge située en Antarctique a aussi connu son explosion de cas de Covid-19 fin décembre 2021. (Photo: International Polar Foundation)

INTERNATIONAL - Le Covid-19 s’infiltre même là où on ne l’attend pas. Depuis la mi-décembre, la station polaire Princesse Elisabeth belge située en Antarctique a aussi connu son explosion de cas, malgré des mesures sanitaires drastiques respectées par les scientifiques, a dévoilé Soirmag le 28 décembre dernier.

L’arrivée du virus sur cette base, où se trouvent actuellement 33 personnes, remonte au 14 décembre, lorsqu’un un membre arrivé une semaine plus tôt a été testé positif. Celui-ci a été placé à l’isolement et des tests ont été réalisés sur les autres voyageurs: deux d’entre eux se sont aussi révélés positifs au Covid-19.

Capture d'écran Google Maps de la Station Polaire Princesse Elisabeth belge, en Antarctique. (Photo: Capture d'écran Google Maps)
Capture d'écran Google Maps de la Station Polaire Princesse Elisabeth belge, en Antarctique. (Photo: Capture d'écran Google Maps)

Malgré l’évacuation de ces trois personnes le 23 décembre, le virus à continué de circuler et d’après Soirmag, un tiers des membres de la station étaient contaminés fin décembre. Aucun symptômes sévères n’étaient toutefois à déplorer: tous avaient reçu leur double dose de vaccin -condition obligatoire pour rejoindre la base-, et au moins un avait même reçu son injection de rappel.

Une contamination due à Omicron?

Sur la chaîne ABC, Joseph Cheek, chef de projet pour l’International Polar Foundation, a indiqué ce mardi 4 janvier que plus personne n’était malade. “Tout le monde a été remis sur pied rapidement. Les symptômes ressentis par les personnes infectées incluaient un mal de gorge, parfois une petite fièvre, de la fatigue et des maux de tête”, a-t-il détaillé.

Il précise que tous les scientifiques ont la possibilité d’évacuer la base le 12 janvier, mais ils ont pour l’instant refusé afin de continuer leurs recherches. “L’épidémie n’a été qu’une nuisance mineure, et tous ceux qui ont été testés positifs et ont dû se placer en quarantaine sont maintenant de retour au travail”, a-t-il encore déclaré.

Les autorités s’interrogent désormais sur l’origine de la contamination de la première personne, alors que les voyageurs en direction de la base étaient non seulement vaccinés, mais ont aussi fait plusieurs tests PCR et ont respecté une quarantaine de dix jours en Afrique du Sud, passage obligé pour se rendre en Antarctique. D’après virologue contacté par le Secrétariat polaire belge, ce séjour en Afrique du Sud, pays d’où est parti l’extrêmement contagieux variant Omicron, serait précisément la cause de la contamination.

La station polaire Princesse Elisabeth n’est cependant pas la seule à avoir été contaminée par le virus en Antarctique. En décembre 2020, 36 membres d’une base militaire au Chili sur ce continent glacé avaient été testés positifs.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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