Couvre-feu et reconfinement: la police nationale dément des fake news

Esther Paolini
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Un drone de la police, durant le confinement à Marseille. (PHOTO D'ILLUSTRATION) - GERARD JULIEN
Un drone de la police, durant le confinement à Marseille. (PHOTO D'ILLUSTRATION) - GERARD JULIEN

Depuis quelques jours les rumeurs autour du couvre-feu et d'un potentiel reconfinement fleurissent sur les réseaux sociaux. Parmi elles, un montage photo circule, selon lequel la police d'Antibes (Alpes-Maritimes) encouragerait les habitants à dénoncer les personnes ne respectant pas le couvre-feu. La direction générale de la police nationale a tenu à publier un court communiqué pour démentir ces fausses rumeurs.

"Dénoncer toutes incivilités"

Sur Facebook et Twitter, cette photo d'une affiche prétendument signée de la police nationale a été largement partagée depuis lundi. Elle affirme:

"La commune d'Antibes ne tolérera aucun écart de comportement concernant les récalcitrants qui tenteraient de déroger aux horaires de confinement. Nous invitons et incitons nos citoyens Antibois à dénoncer toutes incivilités de voisinage ne respectant pas les horaires de confinement de 21h à 6h du matin afin d'envoyer une brigade pour effectuer une verbalisation sur les piétons, promeneurs, fêtards, véhicules deux roues et voitures."

Un démenti formel de la police

Face aux accusations d'inciter à la dénonciation calomnieuse, la direction générale de la police nationale a envoyé une mise au point en fin d'après-midi:

"De fausses informations relatives à des mesures qui seraient prises dans le cadre de la crise sanitaire sont diffusées depuis hier soir sur les réseaux sociaux et attribuées au cabinet du directeur général de la police nationale. La direction générale de la police nationale dément formellement en être à l'origine."

La police d'Antibes avait au préalable affirmé à nos confrères de Nice-Matin que "jamais le commissariat ne se prononcerait au nom de la municipalité."

Des PDG informés en avant-première d'un reconfinement

Ce n'est pas la première fois que les restrictions liées à la crise sanitaire sont l'objet de fake news. La semaine dernière, la rumeur d'un reconfinement annoncé en avant-première à de grands dirigeants d'entreprise avait également été largement relayés sur Internet, notamment par la présentatrice de Cnews, Christine Kelly.

Selon des captures d'écran WhatsApp, les directions de "GDF" (maintenant Engie Suez) ou "Peugeot" (l'actuel PSA) auraient été informées car "supervisées par l'État". Mais d'après Libération, "aucun élément ne permet d’étayer la rumeur."

Article original publié sur BFMTV.com