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La course à “l’or hydrogène” a commencé

Depuis qu’en 2022 le service géologique américain (USGS) a revu à la hausse ses estimations concernant la quantité d’hydrogène potentiellement contenu dans le sous-sol de la planète, c’est la course à la découverte de gisements. Il faut dire que ce gaz incolore et inodore est “bon pour le climat”. Du moins, il a le mérite de brûler sans rien produire d’autre que de la vapeur d’eau. Et il pourrait y en avoir des milliers de milliards de tonnes juste sous nos pieds.

C’est à cette course à l’“or hydrogène”, aussi appelé hydrogène blanc ou hydrogène naturel, que l’hebdomadaire britannique New Scientist consacre la une de son édition du 3 février 2024.

L’utilisation de l’hydrogène comme carburant permet d’envisager de faire circuler des camions, des voitures, des navires et même des avions qui n’émettraient pas de gaz à effet de serre. Le problème c’est qu’à l’heure actuelle ce gaz est fabriqué, et selon le type d’énergie employée pour le faire, le bilan carbone n’est pas nécessairement optimal. Autant dire que la perspective d’avoir de l’hydrogène prêt à l’emploi a de quoi faire rêver.

Catherine Doutey, Courrier International.
Catherine Doutey, Courrier International.

Mais rien n’est encore gagné. “On ignore encore combien représentent exactement les quantités d’hydrogène sur la planète, et combien pourraient effectivement être extraites”, précise le magazine. Et différentes méthodes d’extraction doivent être envisagées selon le contexte géologique dans lequel le gaz se trouve. Et certaines ne sont pas sans risque pour l’environnement.

En outre, prévient encore New Scientist, “au-delà de ses promesses, l’hydrogène naturel ne serait pas non plus la panacée en tant que carburant, surtout lorsqu’il s’agira de le transporter sur de longues distances. Pour commencer, nous parlons ici d’un gaz explosif. Occupant un volume important, il faudra le comprimer ou le transformer en une autre substance chimique, comme l’ammoniac, pour le transporter facilement. Il faudra peut-être construire de nouveaux pipelines pour l’acheminer jusqu’à des ports ou des villes lointaines.”

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