Avec des cours de l’or au plus haut, les acteurs africains tentent de capter cette manne

L'or atteint des niveaux historiques. Jeudi 4 avril, l'once a dépassé les 2 300 dollars. C'est un nouveau record pour le métal précieux, dont le cours a bondi de 15% cette année. L'or joue plus que jamais son rôle de valeur refuge, notamment sur le continent africain.

Cours de monnaies en chute libre, inflation, régimes de sanctions… Dans ce contexte, l'or rassure et se présente comme une alternative, surtout dans les pays producteurs. Par exemple, la Banque centrale du Zimbabwe a récemment lancé une monnaie numérique adossée à l’or. En 2022, le pays avait déjà décidé d'émettre des pièces d'or pour tenter de contrer l'inflation.

Le Burkina Faso, touché lui par des sanctions, cherche de nouvelles pistes. Les autorités de transition regardent notamment vers les opportunités qu'offrent leurs réserves d'or. Elles ont décidé, fin février, de suspendre l'exportation de l'or artisanal. L'objectif visé est d'assainir et de réorganiser le secteur pour améliorer les recettes de l'État. L'année dernière déjà, une réquisition de 200 tonnes d'or avait été réalisée « pour nécessité publique ». De nombreuses réformes du secteur sont également en cours et une raffinerie est en construction.

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