Coronavirus: six pays ont rapporté des cas de Covid-19 chez des visons

Ma. D.
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Deux visons en cage (Photo d'illustration). - Greg Baker
Deux visons en cage (Photo d'illustration). - Greg Baker

Six pays, dont le Danemark et les États-Unis, ont jusqu'à présent fait état de cas de Covid-19 dans des élevages de visons, a indiqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS) vendredi soir.

"A ce jour, six pays, à savoir le Danemark, les Pays-Bas, l'Espagne, la Suède, l'Italie et les Etats-Unis ont rapporté des cas de SRAS-CoV-2 chez des élevages de visons auprès de l'Organisation mondiale de la santé animale", a indiqué l'OMS dans un communiqué.

Cette annonce intervient après que la Première ministre danoise Mette Frederiksen a annoncé mercredi l'abattage de la totalité des plus de 15 millions de visons du pays, affirmant qu'une version mutée du SARS-Cov-2, qui pourrait menacer l'efficacité d'un futur vaccin, avait été transmise par ces animaux à douze personnes.

La mise au point d'un vaccin menacée

La mutation d'un virus est banale et souvent anodine, selon la communauté scientifique. Mais dans le cas de cette souche, appelée "Cluster 5", elle implique, d'après les premières études, une moindre efficacité des anticorps humains, ce qui menace la mise au point d'un vaccin contre le Covid-19.

"Les premières observations suggèrent que la présentation clinique, la gravité et la transmission des personnes infectées sont similaires à celles des autres virus du SRAS-CoV-2 en circulation", relève l'OMS.

"Toutefois, cette variante, appelée variante +cluster 5+, présente une combinaison de mutations ou de changements qui n'avaient pas été observés auparavant", ajoute l'agence spécialisée onusienne, en soulignant que "les implications des changements identifiés dans cette variante ne sont pas encore bien comprises".

L'OMS demande davantage d'études scientifiques

Les résultats préliminaires, note l'OMS, indiquent que cette variante particulière associée au vison, identifiée à la fois chez les visons et dans les 12 cas humains, présente une "sensibilité modérément réduite aux anticorps neutralisants".

L'OMS demande que soit mise en place de nouvelles études scientifiques et de laboratoire pour vérifier ces résultats et comprendre quelles pourraient en être les conséquences sur le développement des traitements et vaccins.

"Bien que l'on pense que le virus soit ancestralement lié aux chauves-souris, l'origine du virus et le ou les hôtes intermédiaires du SRAS-CoV-2 n'ont pas encore été identifiés", rappelle encore l'OMS.

Article original publié sur BFMTV.com