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Les coqs sont capables de se reconnaître dans un miroir

Les coqs font-ils partie du club fermé des animaux non humains capables de se reconnaître dans un miroir ? C’est ce que pensent Sonja Hillemacher et ses collègues de l’université de Bonn, en Allemagne, après avoir fait une expérience classique en éthologie animale, le test du miroir, qu’ils ont toutefois un peu modifiée. Leurs résultats ont été publiés le 25 octobre dans la revue Plos One.

Utilisé depuis plus de quarante ans, ce test consiste à apposer sur un animal une marque colorée inodore qu’il ne peut voir qu’en se regardant dans un miroir. Si l’animal montre de l’intérêt pour la zone désignée en essayant par exemple de la toucher ou d’ôter la marque sur son corps, cela signifie qu’il s’est reconnu dans le miroir. Dauphins, grands singes, éléphants et autres pies réussissent facilement ce test. Les performances plus récentes des chevaux, pingouins, raies manta et petits poissons nettoyeurs sont encore contestées, rappelle New Scientist.

Et les coqs, alors ? Ces volatiles n’ont pas bien réussi le test. Mais les scientifiques ont supposé qu’il s’agissait plus d’un manque de motivation à explorer la marque que la preuve de leur incapacité à se reconnaître. Ils ont eu l’idée d’ajouter au protocole une fausse attaque de faucon. En règle générale, face à un prédateur, les coqs alertent bruyamment leurs congénères mais restent silencieux s’ils sont seuls.

Dans leur expérience, les éthologues ont constaté que lorsque le coq pensait être attaqué par un prédateur et qu’il était en présence d’un autre coq, il donnait bien l’alerte. Ce qu’il ne faisait pas seul face à un miroir. Preuve, selon les scientifiques, que les coqs avaient conscience qu’ils voyaient dans le miroir leur propre reflet.

“C’est passionnant, car cela met à mal le dogme selon lequel le test du miroir est le seul test valable pour évaluer la reconnaissance de soi chez les animaux”, commente Nathan Emery. Selon le chercheur à l’université Queen Mary, à Londres, ce test “n’est approprié que pour les singes, car la plupart des autres animaux n’ont pas de mains leur permettant d’enquêter facilement sur leur propre corps”, rapporte l’hebdomadaire anglais.

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