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COP28 : la France et le Kenya à l’initiative d’une taxe internationale

 Le président kényan William Ruto et Emmanuel Macron au sommet pour un nouveau pacte financier, à Paris, le 22 juin dernier.   - Credit:AFP/Ludovic Marin
Le président kényan William Ruto et Emmanuel Macron au sommet pour un nouveau pacte financier, à Paris, le 22 juin dernier. - Credit:AFP/Ludovic Marin

Sur les questions climatiques, le moins que l'on puisse dire, c'est que le président kényan William Ruto est sur tous les fronts. À Paris, en juin dernier, il a plaidé pour réformer les institutions financières mondiales, Banque mondiale et FMI en tête. Mais pas seulement : il a pris à témoin la communauté internationale afin qu'elle change sa perception vis-à-vis de l'Afrique en considérant le continent africain comme source de solutions, et non seulement comme une victime du changement climatique. Ensuite, à Nairobi, il a accueilli ses pairs et les plus hauts responsables du continent pour le tout premier sommet africain pour le climat. C'est grâce à son leadership que l'accord final a été signé par une majorité de chefs d'État et que l'Afrique apparaît désormais plus unie lors des négociations sur le climat, en particulier sur la scène internationale. La déclaration finale de ce sommet a lancé l'idée d'une taxe mondiale sur les émissions de carbone, « incluant une taxe sur le commerce des énergies fossiles, le transport aérien et maritime », à laquelle pourrait s'ajouter « une taxe sur les transactions financières », peut-on lire dans ce texte. L'objectif est de « fournir des financements dédiés, abordables et accessibles pour investir dans des projets climatiques à grande échelle sans puiser dans les ressources [intérieures] et sans subir l'influence indue d'intérêts géopolitiques et nationaux ». À Dubai, William Ruto a été désigné président en exercic [...] Lire la suite