Publicité

La Convention citoyenne réclame l’aide active à mourir (sous conditions)

La convention citoyenne réclame l’aide active à mourir (sous condition)
La convention citoyenne réclame l’aide active à mourir (sous condition)

« L’accès à l’aide active à mourir devrait-il être ouvert ? » C’est l’une des questions auxquelles la Convention citoyenne a dû répondre avant de débattre des conditions et critères.

EUTHANASIE - Lors de sa huitième et avant-dernière session, la Convention citoyenne sur la fin de vie s’est prononcée en faveur d’une aide active à mourir, ce dimanche 19 mars, jour de clôture. Toutefois, cette aide devrait être conditionnée, et lesdites conditions divisent.

164 personnes ont répondu la question « L’accès à l’aide active à mourir devrait-il être ouvert ? ». 75,6 % ont répondu « oui », 23,2 % ont répondu « non » et 1,2 % s’est abstenus, selon les résultats du scrutin retransmis dans un communiqué du Cese.

Ensuite, les participants tirés au sort se sont penchés sur les conditions de cette aide. L’ouverture de l’aide active à mourir sous la forme du suicide assisté ou de l’euthanasie au choix a recueilli 39,9 % des votes. L’ouverture de l’aide active à mourir sous la forme du suicide assisté avec exception d’euthanasie a recueilli 28,2 % des votes. Ceci tandis que l’ouverture de l’aide active à mourir sous la forme du suicide assisté seul a recueilli 9,8 % des voix, et l’ouverture de l’aide active à mourir sous la forme de l’euthanasie seule a recueilli 3,1 % des votes.

D’un autre côté, 18,4 % des citoyens se sont opposés à l’ouverture de l’accès à l’Aide Active à Mourir, avec 0,6 % d’abstention. Les 31 mars, 1er et 2 avril, la Convention citoyenne verra son ultime cession. Elle se prononcera sur les modèles d’accès (critères), votera l’adoption définitive de ses travaux et formulera sa réponse finale au gouvernement.

Les critères d’accès en débat

Lors de cette cession s’est également posée la question des critères pour accéder à ce droit. Quatre d’entre eux ont été évoqués et divisent : le discernement du patient, le pronostic vital engagé à court ou moyen terme, les souffrances psychiques et l’ouverture de cette possibilité aux mineurs.

Afin de dégager le mieux possible cette réflexion, un vote sur 19 scénarios combinant différents critères a été réalisé. Les votants pouvaient attribuer une note de 1 à 5 à chaque modèle en appuyant sur un bouton pour exprimer leur adhésion plus ou moins importante. Deux autres boutons étaient prévus pour les refus et l’abstention.

Toutefois, comme le précise Le Figaro, citant Claire Thoury, présidente du comité de gouvernance de la Convention citoyenne, lors des comptes, un problème technique a faussé les résultats car l’outil de calcul a « surquantifié » les abstentions et les « contre » dans les moyennes.

Un nouveau vote aura lieu lors de la dernière session pour « éviter toute confusion » et « maintenir la confiance », explique Claire Thoury qui précise qu’en l’état, c’est le « scénario » sur le suicide assisté avec exception d’euthanasie pour des patients avec des souffrances (physiques ou psychiques) réfractaires, et un pronostic vital engagé à court ou moyen terme, qui a obtenu la note d’adhésion la plus élevée.

À lire aussi :

Légaliser l’aide active à mourir permettrait aussi de mieux protéger les soignants

Euthanasie, suicide assisté : pour Olivier Véran, « toutes les options sont sur la table »

VIDÉO - Katerine Icardi, atteinte de la maladie de Charcot : "Quand j’ai su que cette maladie était incurable et fatale, j’ai décidé de me tourner vers une solution de fin de vie"