Contre les violences sexuelles, des étudiantes brisent le silence sur Instagram

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Taline pensait recevoir "trois ou quatre réponses". Le 2 juillet, l'étudiante de 21 ans publie sur Twitter un appel à témoignage à destination des victimes de violences sexuelles à Troyes, dans l'Aube. Avec ses amies du même âge Célia et Ilona, elle dresse un constat : dans leur ville, elles connaissent de nombreuses victimes et agresseurs. Et veulent que la honte change de camp. En une heure, 20 messages s'affichent déjà, puis 77 en quarante huit heures et plus d'une centaine aujourd'hui.

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Des jeunes filles qui s'expriment pour la première fois

"J'avais 13 ans, il en avait 20", "j'ai dû lui dire vingt fois d'arrêter", "j'ai dit non mais il a continué, je n'ai aucun souvenir après"... Chaque jour, des internautes confient leur histoire. Des jeunes filles essentiellement, souvent mineures. "C'était déroutant de savoir qu'il y avait autant de victimes et qu'elles parlaient si peu, se remémore Ilona. Beaucoup s'exprimaient pour la première fois, se remémore Ilona. Il y avait un réel besoin."

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On veut leur montrer qu'on est là pour elles, qu'on les croit et qu'elles ne sont pas responsables

 

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Le trio crée alors le collectif Stop au silence. L'idée de dévoiler le nom des accusés, un temps envisagée, est vite rejetée, pour "laisser la justice faire son travail", indique Taline, et pour se concentrer sur l'écoute des victimes. "On veut leur montrer qu'on est là pour e...


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