Les Contrariantes #2 – Une ignorance qui se sait

Par Peggy Sastre et Laetitia Strauch-Bonart
·1 min de lecture
Les Contrariantes reçoivent Pascal Bruckner.
Les Contrariantes reçoivent Pascal Bruckner.

La science est-elle instrumentalisée dans le débat public ? C'est le sujet qui agite la conversation de nos Contrariantes pour ce second opus de leur podcast. Avec la pandémie de Covid-19, la science a pris une place de choix dans les médias et la décision politique. Mais le fonctionnement de la méthode scientifique est-il bien compris ? N'avons-nous pas tendance à diviniser la science et les scientifiques et à refuser de voir combien la recherche peut être une entreprise chaotique ? Le gouvernement aurait-il davantage inspiré la confiance en admettant ses errements dans sa gestion de la pandémie ? Les médias n'ont-ils pas tendance à faire du deux poids deux mesures en conspuant les pseudo-médecines et les théories du complot, tout en valorisant des théories tout aussi farfelues mais plus complaisantes avec le politiquement correct ? Autant de questions auxquelles Lætitia Strauch-Bonart et Peggy Sastre ne répondent surtout pas de manière définitive en se plaçant sous le patronage de Michel de Montaigne : « La vraie science est une ignorance qui se sait. »

Dans la seconde partie, elles reçoivent l'écrivain Pascal Bruckner, qui publie un nouvel essai chez Grasset, Un coupable presque parfait. La construction du bouc émissaire blanc. Un ouvrage analysant comment, sous le couvert du progressisme, l'obscurantisme est en train de faire son grand retour sous nos latitudes, avec l'homme, si ce n'est le mâle blanc quittant son archétype de persécuteur pour prendre c [...] Lire la suite