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Constitutionnalisation de l’IVG : Gérard Larcher questionné par Marie s’infiltre dans « Quelle époque »

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La position de Gérard Larcher sur l’inscription de l’IVG dans la Constitution questionnée par Marie s’infiltre dans « Quelle époque », sur France 2, samedi 3 février.
La position de Gérard Larcher sur l’inscription de l’IVG dans la Constitution questionnée par Marie s’infiltre dans « Quelle époque », sur France 2, samedi 3 février.

POLITIQUE - « C’est un peu radin, mesquin ! » Invitée dans Quelle époque ! sur France 2 ce samedi 3 février, l’humoriste Marie s’infiltre a confronté le président LR du Sénat, Gérard Larcher, sur son opposition à l’inscription de l’IVG dans la Constitution, votée le 30 janvier à l’Assemblée nationale et qui doit encore franchir la même étape à la Chambre haute du Parlement.

L’inscription de l’IVG dans la Constitution est votée à l’Assemblée, mais le plus dur reste à faire

« Je suis depuis très longtemps favorable à l’IVG », a d’abord tenu à rappeler Gérard Larcher, avant d’exprimer son désaccord sur le point précis de la constitutionnalisation. « Tout jeune, j’avais deux axes : j’étais contre la peine de mort et favorable à l’interruption volontaire de grossesse. »

« L’IVG n’est pas menacée aujourd’hui en France », a-t-il ensuite estimé, dans la séquence ci-dessous. « Depuis, notamment une décision du Conseil constitutionnel en 2001, la référence à la liberté - article 2 de la Déclaration des droits de l’Homme -, ce droit absolu a été reconnu aux femmes », a-t-il argumenté pour se justifier. Et d’asséner : la Constitution n’est pas un « catalogue de droits sociaux et sociétaux ».

« Je ne comprends pas cette mesquinerie qu’il y aurait à inscrire un droit qui reste un droit fragile », lui a rétorqué Marie s’infiltre, humoriste connue pour ses happenings après avoir préparé l’ENA et commencé une carrière en politique au sein du Parti socialiste.

Invitation lancée à Sophie Marceau

« C’est un droit que l’on a acquis de façon très tardive, et très difficilement », a ensuite rappelé la comédienne, qui s’est dernièrement fait remarquer lors de la soirée des César. « Aujourd’hui, on sait que pour beaucoup de femmes, même s’il y a un droit, avorter est compliqué. Beaucoup de personnes sont ’désincitées’ à cela. Alors je ne comprends pas ce petit côté radin », a-t-elle martelé, et d’ajouter : « Ce n’est pas rien, on parle de la liberté de la femme à disposer de son corps en toute sécurité ! »

« Ce n’est pas radin », lui a répondu Gérard Larcher, qui a défendu une position de « constitutionnaliste », c’est-à-dire qu’il estime en phase avec l’esprit du texte fondateur de la Cinquième république. Le président LR du Sénat a ensuite renvoyé le débat vers le « vrai problème » qui est, selon lui, le suivi médical, insuffisant, qui fait suite à l’intervention.

Enfin, le sénateur des Yvelines et ancien ministre sous Jacques Chirac a répondu à l’actrice Sophie Marceau qui l’avait déjà étrillé sur cette même position sur l’IVG. La comédienne avait dénoncé, le 25 janvier sur Instagram, le patriarcat « dans toute sa splendeur : suffisant, rétrograde et hypocrite ». Gérard Larcher ne s’est pas laissé démonter par cette critique au vitriol, et lui a lancé une invitation, restant droit dans son argumentation : « Qu’elle [Sophie Marceau] vienne voir avec moi dans quelles conditions, parfois, c’est fait [l’IVG] » à l’hôpital.

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