Confinement : comment sauver les librairies

Par Sophie Pujas
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Les librairies ont dû fermer ce vendredi 30 octobre.
Les librairies ont dû fermer ce vendredi 30 octobre.

« Donc, si je comprends bien, le gouvernement laisse mon caviste ouvert pendant le confinement mais pas mon libraire ? » s'étranglait Maxime Chattam sur Twitter ce 30 octobre, premier jour du confinement. L'écrivain abonné aux best-sellers n'est pas le seul à voir rouge. Dans le monde du livre, la grogne gagne. Car les librairies, faute de vendre des biens considérés comme « essentiels », sont désormais contraintes de fermer leurs portes. « Évidemment, que le livre est un produit essentiel ! proteste Vanessa Springora, directrice des éditions Julliard. Face aux temps angoissants que nous vivons, nous avons besoin des livres pour nous évader ou prendre du recul, plus que jamais. »

La ruée dans les librairies, la veille du confinement, a pourtant montré l'attachement du public à ces lieux de vie. Il faut dire qu'en France on bénéficie d'un exceptionnel réseau de librairies indépendantes, maillon essentiel de la chaîne du livre. À l'annonce du confinement, l'inquiétude que la concurrence bénéficie de leur fermeture a prévalu. Bruno Le Maire vient d'interdire la vente de livres à la Fnac et dans les grandes surfaces, entendant l'appel des syndicats de librairies. Quid des géants de la vente en ligne ? « On ne voudrait pas qu'Amazon se frotte les mains », résume Aurélie Garreau, du Monte-en-l'air, à Paris. Et certains réclamaient avant tout une réflexion sur la place du livre comme produit de première nécessité.

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