Confinement : "l'OMS n'y est pour rien" dans cette prise de décision

Confinement : "l'OMS n'y est pour rien" dans cette prise de décision

Dans une interview accordée au Sydney Morning Herald, la porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé a révélé que l’OMS n’avait jamais recommandé de mettre les pays en confinement pour lutter contre l’épidémie du coronavirus.

Plus de 3 milliards de personnes sont confinées dans le monde suite à l’épidémie de coronavirus. Et l’OMS n’y est pour rien dans cette prise de décision. Dans une interview accordée au Sydney Morning Herald, Margaret Harris, la porte-parole de l’Organisation de la santé a déclaré : “Nous n’avons jamais dit d’instaurer des mesures de confinement. Nous avons dit de suivre, tracer, isoler, traiter”. C’est en prenant exemple sur la ville de Wuham, épicentre initial de l’épidémie de coronavirus, que les différents pays à travers le monde auraient décidé du confinement. La porte-parole considère, d’ailleurs, que si de telles mesures ont été prises, c’est parce que “les gouvernements n’étaient pas en mesure de savoir où se déroulaient la plupart des transmissions”.

Dans la suite de l’interview, Margaret Harris regrette que l’ensemble des mesures de protection et de détection n’aient pas été appliquées. Elle déclare qu’il aurait été judicieux d’imposer un contrôle strict des personnes infectées ou la mise en quarantaine de ceux qui auraient été en contact avec elles. “Les différents pays n’ont pas pris en compte ce qu’il s’est passé également à Wuhan, à savoir qu’il y avait un suivi des contacts très sévère, un isolement très sévère des personnes qui avaient eu des contacts, s’assurant que ces personnes n’allaient nulle part, ainsi que le dépistage massif. À Wuham, il n’était pas question de simplement confiner la ville”.

 Quid du déconfinement ? La porte-parole de l’OMS considère que les pays doivent avant tout s’assurer d’où proviennent les transmissions et doivent mettre en place des mesures pour isoler ces personnes. “Vous devez pouvoir séparer les personnes infectées des personnes en bonne santé”, a-t-elle déclaré. Selon elle, l’épidémie est loin d’être terminée. Elle ne ferait d’ailleurs que commencer en Europe de l’Est et en Russie. Le Dr Harris a expliqué que l’OMS ferait un bilan à la fin de la crise sanitaire comme c’était la norme après une épidémie majeure mais qu’elle n’était pas opposée à une enquête mondiale indépendante.