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« Complément d’enquête » sur Hanouna : Booba ne mâche pas ses mots contre l’animateur

« Complément d’enquête » sur Hanouna : Booba ne mâche pas ses mots contre l’animateur
Capture Twitter France.Tv « Complément d’enquête » sur Hanouna : Booba ne mâche pas ses mots contre l’animateur

MEDIAS - C’était le numéro de Complément d’enquête le plus attendu de cette fin d’année. Le reportage de 66 minutes consacré à Cyril Hanouna et Touche pas à mon poste a été diffusé ce jeudi 30 novembre sur France 2 pour dévoiler l’envers du décor de l’émission phare de C8, mais aussi en apprendre plus sur le « parrain du paf ».

« Ambiance de terreur » au sein de la production, menaces, harcèlement, pression, débats dictés à l’avance… l’équipe de la journaliste Virginie Vilar a interrogé une trentaine de collaborateurs directs, la plupart sous couvert d’anonymat. À la fin de l’émission, le présentateur de Complément d’Enquête, Tristan Waleckx, s’est entretenu avec l’invité spécial de l’émission : le rappeur Booba.

Celui n’y est pas allé de main morte pour évoquer Cyril Hanouna qu’il qualifie de « lâche mégalomane à qui on a donné trop de pouvoir ». Lui qui a été un temps en bons termes avec l’animateur, trouve que celui-ci a changé et est devenu un « homme politique, un voyou », « semi-mafieux, semi-racaille », « un gourou de son émission qui manipule ses chroniqueurs et les maîtrise. »

« Au début, c’était bon enfant, il était assez neutre, il ne faisait pas de politique. Avant, il était beaucoup plus humble, c’était quelqu’un de simple, de gentil, confie-t-il pourtant. Puis un jour, il a été récupéré. Il a totalement changé. Il est devenu arrogant, agressif. »

Donner la parole à Hitler ou Mussolini

Même s’il assure ne pas avoir peur de Cyril Hanouna, Booba semble se méfier de son entourage. « Tout son groupe, son organisation, ils sont capables de coups fourrés », estime-t-il.

Le Duc de Boulogne reproche également à l’animateur d’inviter « n’importe qui » sur son plateau, notamment Jean Messiha ou Eric Zemmour, qu’il considère « comme des fachos ». « Cyril Hanouna est un fléau. (...) Il donne la parole à des gens qui ne devraient pas l’avoir », dit-il, ajoutant que « si un Adolf Hitler ou un Mussolini étaient encore en vie, on leur donnerait le droit de s’exprimer » sur le plateau de TPMP.

« Si j’avais un message à adresser à Vincent Bolloré (aussi propriétaire, via Vivendi du label Universal qui produit le rappeur, NDLR), je lui dirais de se débarrasser de Morandini, de Pascal Praud et de Cyril Hanouna, et de rétablir le vrai journalisme, et d’arrêter toute cette mascarade », conclut-il.

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