Comment attrape-on froid ? Les chercheurs ont enfin percé le mystère

Le froid ne serait pas pour rien dans l'apparition des maladies hivernales (Getty Images) (Getty Images)

Des chercheurs ont constaté que respirer un air froid pouvait affaiblir l'organisme et laisser plus facilement les virus pénétrer.

"Mets un manteau ou tu vas attraper froid". Croyance populaire ou réalité scientifique, une étude a enfin tranché. Si jusqu'à présent, les chercheurs avaient tendance à dire que les températures hivernales n'étaient pas directement responsables de maladies respiratoires, la vérité scientifique pourrait bien être tout autre.

Le 5 décembre dernier, une étude américaine - relayée par Le Monde - a montré de quelle manière des températures froides pouvaient bloquer la libération dans le nez d’une nuée de petites sphères dotées d’un pouvoir anti-infectieux utile lors de l'inspiration d'un virus. Comme l'explique Le Monde, le fait de respirer un air glacé "neutralise une des premières lignes de défense de notre organisme face à une attaque virale. Affaiblies, elles laissent le champ libre au virus, qui envahit nos voies respiratoires".

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L'impact du froid

Si ces petites billes ont différentes fonctions, certaines servent de défenses immunitaires qui préexistent à toute infection. Concrètement, les cellules de la muqueuse nasale détectent la présence des microbes, ce qui conduit à la libération de vésicules extracellulaires qui attaquent les bactéries. Dans le cadre de cette étude, des chercheurs ont exposé des volontaires à une température de 4,4°C pendant quinze minutes.

Les chercheurs ont ensuite appliqué cette chute de température aux échantillons de tissu nasal. "La quantité de vésicules sécrétées par les cellules nasales a diminué de près de 42 % et les protéines antivirales contenues dans les vésicules étaient altérées", détaille Le Monde. Précisément, cette étude prouve que cette défense immunitaire est moins efficace quand les températures sont moins élevées. Cité par Le Monde, Olivier Schwartz, responsable de l’unité virus et immunité à l’Institut Pasteur, à Paris, estime que ce travail est sérieux et fournit "des preuves solides de l’impact des températures hivernales sur les infections virales".

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