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La “colère rurale” continue de gronder autour de Paris

“La colère rurale se rassemble à Paris”, rapporte El Periódico en Espagne. Pour la deuxième journée de suite, ce mardi 30 janvier, les agriculteurs français ont mis en place des points de blocage en Île-de-France et autour de Paris. Depuis lundi, “ils ont lancé un ‘siège’ de la capitale française, selon la formule alarmiste des agriculteurs”, explique le quotidien de centre gauche – “car ils réclament une réponse plus ambitieuse du gouvernement d’Emmanuel Macron”.

Leur détermination est totale, constate la presse étrangère, si l’on en croit les déclarations du président de la FNSEA, le principal syndicat agricole. Résultat : plusieurs artères menant à Paris étaient de nouveau bloquées par des convois d’agriculteurs, dont l’A1, l’A4, l’A6 ou encore l’A13 en direction de la capitale. Arnaud Rousseau a déclaré sur Europe 1 mardi matin : “On demande d’abord des mesures d’urgence symboliques parce qu’on en a besoin tout de suite pour repartir, pour comprendre qu’il y a des signes qui sont donnés.”

Des blindés à Rungis

Un convoi d’agriculteurs qui se dirige vers le marché de Rungis en provenance du Lot-et-Garonne attire toute l’attention, agissant contre l’avis du président de la FNSEA. Mardi matin, bloqués sur l’A20 dans la Vienne par les forces de l’ordre, les tracteurs ont contourné le barrage policier en forçant la glissière. “15 000 policiers ont été déployés”, rappelle la radio publique allemande Deutschlandfunk. “Ils n’ont pas vraiment gêné les manifestants pour le moment. Des véhicules blindés ont été stationnés autour de Rungis, le grand marché qui se trouve au sud de Paris.”

Le Premier ministre Gabriel Attal, après avoir fait des premières concessions vendredi 26 janvier, a signalé sa volonté d’aller plus loin lors d’une réunion de plusieurs heures lundi soir. Le nouveau locataire de Matignon doit tenir un discours de politique générale à 15 heures, tandis que d’autres rencontres avec les syndicats sont prévues en fin de semaine.

Emmanuel Macron, lui, participera au Conseil européen jeudi 1er février à Bruxelles, où il devrait porter le message des agriculteurs et demander des aménagements des réglementations pour leur donner satisfaction. Mais pour l’instant, observe Le Soir en Belgique, “les agriculteurs n’ont pas trouvé leur compte”.

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