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Colère des agriculteurs : Attal promet une « exception agricole française » dans sa déclaration de politique générale

Dans sa déclaration de politique générale, Attal (30 janvier 2024) promet une « exception agricole française »
EMMANUEL DUNAND / AFP Dans sa déclaration de politique générale, Attal (30 janvier 2024) promet une « exception agricole française »

POLITIQUE - Spécialité française. Le Premier ministre a déclaré vouloir défendre une « exception agricole française », ce mardi 30 janvier lors de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale, sorte de grand oral traditionnel prononcé par chaque nouveau chef de gouvernement devant les députés.

Gabriel Attal a promis d’être « au rendez-vous, sans aucune ambiguïté » de la grogne dans les campagnes. « Notre agriculture est notre force, et notre fierté aussi », a-t-il notamment lancé avant d’ajouter : « Je le dis ici solennellement : il doit y avoir une exception agricole française. »

Pour répondre à la colère des agriculteurs, mobilisés partout en France depuis plusieurs jours, Gabriel Attal a promis une stratégie d’ampleur. Mais sans dévoiler le détail des mesures qui sont à attendre. « Supprimer des normes, c’est possible : vendredi dernier, j’ai annoncé la suppression de 10 normes nationales pour nos agriculteurs – et beaucoup d’autres suivront ! », a par exemple assuré le Premier ministre.

Une seule annonce, un « fonds d’urgence pour les viticulteurs »

Seule véritable annonce : un fonds d’urgence pour les viticulteurs, notamment en Occitanie. Les agriculteurs qui n’ont pas encore reçu les aides 2023 de la PAC seront crédités « d’ici le 15 mars », a-t-il assuré également, avant de renvoyer à plus tard les annonces très attendues pour les jeunes agriculteurs et sur la transmission des exploitations.

Sans donner de détails, il a aussi évoqué un renforcement des aides fiscales aux éleveurs et « un grand plan de contrôle sur la traçabilité des produits », alors que de plus en plus d’agriculteurs ont décidé d’inspecter par eux-mêmes des camions visiblement étrangers sur les routes de France.

Le Premier ministre a ensuite renvoyé au président de la République et au Conseil européen de jeudi prochain les trois piliers qui sont au cœur de la colère des agriculteurs : « Les jachères, les importations ukrainiennes et le Mercosur », « trois priorités européennes portées par le président ».

Un cap également évoqué par Emmanuel Macron quelques secondes plus tôt. Depuis la Suède, où il est en visite d’État, le président de la République a refusé la « facilité de tout mettre sur le dos de l’Europe » et a expliqué vouloir mettre l’accent sur la politique commerciale du Vieux continent.

Il a notamment confirmé s’opposer à l’accord commercial en négociations entre l’Union européenne et les pays du Mercosur en raison de « règles qui ne sont pas homogènes avec les nôtres », et indiqué qu’il demanderait des « mesures claires » pour les importations de poulets et de céréales d’Ukraine.

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